454 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
haranguer les soldats. Mais déjà Pelage lui-mêmen’en était plus maître, et le farouche Ignace àla tête des plus exaltés se saisit de l’amiral et ledétint, jusqu’à ce que Pelage et les commissai-res civils provisoires, nommés par les habitans,eussent obtenu qu’on le renvoyât sain et saufen France .
L’amiral , Jeté le 5 novembre , à bord d’un bâtiment da-u °i s qui allait mettre à la voile, puis arrêtébâtiment , p ar l es Anglais, et déposé à la Dominique , La-
se réfugie A 1 1
à la crosse y reçut bientôt la nouvelle des prelimi-Dcnnimjue. ua i res de Londres , et se décida à établir danscette île anglaise, le siège et le gouvernementrégulier de la Guadeloupe , qui se trouva bientôtcomplété par l’arrivée du commissaire et dupréfet colonial.
Pelage Cette scission fut d’autant plus malheureuse
assure la _ , . . . . „
France de sa que Jrelage et les commissaires provisoires s ex-sounussion. forcèrent de leur côté de démontrer à la France qu’ils professaient un attachement sincère pourla métropole, et que l’imprudence seule de La-crosse ou de ses alentours lui avait attiré cesmauvais traitemens. La fermeté du colonel mu-lâtre garantit la colonie des horreurs de l’anar-chie. Quatre mille soldats noirs indisciplinés et2000 matelots renforcés d’une foule de vaga-bonds , menaçaient file du sort de Saint-Do-mingue . Non moins énergique que Toussaint,Pelage lit tout rentrer dans l’ordre; à sa voix les