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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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1 Q HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

rendaient le traité incomplet, et devaient néces-sairement susciter sous peu des démêlés sérieuxentre elles. La position personnelle de Bona-‘parte lui faisait attacher un grand prix à cettepaix, qui l’élevait, dans l’opinion, au plus hautdegré de gloire: en donnant une impulsion à laprospérité intérieure delà France , elle lui facili-tait les moyens de franchir l’espace qui le sépa-rait du trône, auquel tout porte à croire qu’ilaspirait déjà. Sa sincérité ne saurait donc êtremise en doute, du moins à l’époque où il stipula ;car toutes les lacunes signalées étaient en sa fa-veur, et il lui suflisait pour en profiter de laissersubsister les choses dans l’état où le traité lesplaçait.

Il n’en était pas de même du gouvernementanglais. En écartant toute discussion sur la Tos-cane et sur le Piémont, dont les princes dépos-sédés étaient naguère encore ses alliés, on doitcroire que le cabinet de St.-James se méuageaitdes prétextes de rupture. A ne considérer lachose que sous le rapport des formalités politi-ques , le royaume d’Etrurie pouvait exister sansêtre reconnu à Londres , et certes la paix mari-time n’eût pas été troublée d’un siècle; mais com-ment le port de Livourne pouvait-il s’ouvrir aucommerce anglais , si le ministère refusait de re-connaître le prince qui y régnait? La questiondu Piémont était bieu plus sérieuse encore : pos-térieurement au traité de Lunéville, ce pays avait