LIVRE XIX, CHAP. CXI1I. 11
été divisé en six départeraens. Ce n’était pas uneréunion formelle, à la vérité, mais le généralJourdan les administrait au nom de la France ,et la dénomination de 27 e division territorialedonnée à cette vaste principauté, était un pré-sage du sort qui lui était réservé. L’Angleterre11e put, sans arrière-pensée, se taire sur unecirconstance aussi grave ; car, en supposant mêmeque le gouvernement français différât long-tempscette réunion , il n’en était pas moins vrai qu’iladministrait ce pays pour son compte , qu’il dis-posait de ses revenus, de ses troupes et de sesplaces de guerre; enfin qu’il l’habituait à son au-torité, par des transitions insensibles.
La Suisse avait été l’objet d’un silence nonmoins extraordinaire; et bien que les comptoirsou les flottes britanniques n’eussent rien à démê-ler avec les habitans des rochers du St.-Gotbard ,le sort d’un état lié à la France , par tant de rap-ports politiques, commerciaux et militaires,devait importer beaucoup au ministère de Geor-ges 111.
On ne tarda pas, ainsi qu’on le verra plus loin,à juger l’importance de ces omissions, dont oune saurait imputer la faute qu’à la partie inté-ressée à régler ces différens objets. Quoi qu'il ensoit, ce traité différait peu des préliminaires.La seule différence notable, était relative à lamaison d’Orange pour laquelle les observations