LIVRE XIX, CHAF. CXIII. 17
sur la cour de Rome, et par elle sur les peuplessoumis à son autorité religieuse. Il retrouva lePape comme prince temporel dans les rangs desennemis de la France ; entraîné par l’ambition deschoses de ce monde, on le vit ranimer toutes lesquerelles religieuses et meme présenter les sagesmodifications apportées à ce concordat commedes actes arbitraires. La lutte engagée par suitede l’occupation d’Ancône et des possessions ma-ritimes du St.-Siége, prit de jour en jour plusd’aigreur, jusqu’à l’instant où des intérêts pluspuissans encore poussant les deux partis auxextrémités, donnèrent à Bonaparte l’idée detransférer le St.-Siége dans la capitale de sonempire (i). Mais c’est trop anticiper sur les évé-nemens, revenons à la situation actuelle de laFrance .
Cet empire jouissait depuis plusieurs mois des Bonaparte ,bienfaits delà paix maritime; les étrangers af- ° nsu av ' efluant de toutes parts, j ranimaient le commerceintérieur et l’industrie; les ports avaient repristoute leur activité, et faisaient de nombreusesexpéditions dans le Nord et les colonies; la reli-gion était relevée; l’éducation publique reposaitsur des bases admirables; les haines étaient amor-ties : aux exactions et aux fureurs révolution-
(i) Voyez le premier volume des Mémoires de Ste.-Hélène , pu-bliés par le comte Montliolon.
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