LIVRE XIX, CHAP. CXIII. 25
personnel du duché de Deux-Ponts , soit pourle Palatinat du Rhin, et le duché de Juliers . Illui importait donc de s’assurer un lot conve-nable, et c’était aux puissances intéressées àmaintenir l’équilibre des grands états, qu’il de-vait s’adresser.
Une convention conclue dès le 25 août 1801 ,entre le baron de Cetto, et le ministre Caillard,procura à la France une confirmation authenti-que des cessions faites par le traité de Lunéville sur la rive gauche du Rhin . La république ga-rantit en retour à la Bavière , l’intégrité de sesétats de la rive droite , tels qu’ils étaient à la paixde Teschen , en 1779, et des indemnités non-seulement équivalentes à ses pertes, mais encoresituées à sa bienséance. Ce traité particulier n’é-tait point une innovation, car l’empire d’Alle-magne , électif, mais uni depuis le 10 e siècle,s’était changé par la suite des temps et des abus,en fédération d’états indépeudans, auxquels letraité de Westphalie reconnut le droit de faireavec les puissances voisines toutes les .transac-tions qu’ils jugeraient convenables, moyennantqu’elles 11e fussent pas dirigées contre le chefélectif de l’Empire.
Le cabinet prussien avait aussi des motifs poursuivre le même système que celui de Munich ;car il avait à stipuler pour les possessions deGueldre et de Clèves, ainsi que pour la maison
Traitéparticulierentre laFiance etl’Electeur.
Traité deParis avecla Prusse.