LIVRE XIX, CHAP. CXIII. 2g
pit deux puissances, en quelque sorte élran- fait^occupergères à l’Empire, disposer de son territoire sans dévolu àmême appeler son chef naturel aux négociations. la Bavlere -Il montra à la fois de la fermeté et de la modé-ration, en ordonnant, de son côté, l’occupationde Passau , et en déclarant qu’il espérait que lamédiation serait subordonnée aux lois ordinairesde l’Empire , et que rien ne serait fait que d’uncommun accord avec la diète.
Dans cette conviction, l’Empereur liàta l’ou-verture des séances de la députation chargée decet important travail. La Prusse déclara que l’oc-cupation dont elle avait donné l’exemple, n’étaitque provisoire , et qu’elle ne regarderait cesprovinces comme définitivement dévolues à sacouronne, qu’après que la députation aurait sanc-tionné ces mesures. Mais comme l’occupation dePassau était contraire aux projets des médiateurs,qui réservaient cette ville à la Bavière , les cabi-nets des Tuileries, de Berlin et de Munich si-gnèrent une déclaration, portant qu’ils réuni-raient au besoin leurs forces pour assurer à laBavière l’entière possession de ce qui lui étaitdévolu. Des prétentions si contradictoires étaientdifficiles à concilier; car si l’on jugeait néces-saire d’agrandir la Bavière , il était juste aussid’indemniser le grand-duc de Toscane , commeon l’avait promis. Or , l’un ou l’autre de ces ré-sultats était impossible à obtenir.