LIVRE XIX, CHA.P. CX1V. 4 D
verneur de la Jamaïque , une convention d’assis-tance réciproque. Mais la nouvelle des prélimi-naires de Londres qui suivit de près, rendantnul le secours sur lequel ce nouveau Spartacusavait compté , le laissait en butte à tous les coupsde la France ; et malgré la vigueur de son carac-tère, il n’était pas étonnant qu’il fût ébranlé,lorsqu’il arriva à Samana.
L’aspect d’une flotte si supérieure à tout ce Agîiationdequi avait paru dans ces contrées , ht une impres- il revientsion d'autant plus profonde sur Toussaint, qu’il auCa P-se voyait seul pour combattre l’armée qui voulaitdébarquer. Le chef des noirs balança un mo-ment sur le parti qu’il prendrait, puis s’aban-donnant au désespoir : « 11 faut mourir ! s’écria-il,
» la France entière vient à St.-Domingue ! ou l’a» trompée, elle vient pour se venger et asservir» les noirs ! » Cependant il hésita à donner l’ordrede la résistance, et avant d’arborer l’étendard dela révolte, il retourna au Cap.
L’escadre se trouvant enfin au nombre de 38 Leclercvaisseaux ou frégates, avec i3 mille combattans enfin àabord, y compris 2,5oo canonniers gardes-côtes, debar< î uer -le général Leclerc et l’amiral se préparèrent àdébarquer. Leurs instructions portaient d’en-voyer la division Boudet h Port-au-Prince ; Ro-chambeau avec 2 mille hommes au fort Dauphin ,et la division Hardy, de 4,5oo hommes , au Cap.
Outre cela, le général Kerverseau, à la tête d’un