Suites del’incendiedu Cap.
LIVRE XIX, CHAP. CXIV. 4g
ïi’empêcha pas Humbert de mettre ses troupesà terre, de s’eu emparer, et d’opérer sa jonctionavec le général en chef. L’activité que les Fran-çais mirent dans cette double opération, sauvales quartiers du Limbe et de l’Acul, de la des-truction à laquelle l’ennemi les avait voués.
L’incendie du Cap était d’un sinistre présagepour le succès de l’expédition, et elle eut sanscontredit une funeste influence sur son résultat;soixante ou quatre-vingts maisons seulementéchappèrent au feu dévorant, près de huit centsfurent consumées. La population blanche, ren-trée en foule après la retraite de Christophe pourchercher à sauver quelque lambeau de ses pro-priétés, entassée sans abri avec les troupes aumilieu de ces décombres , manquant de tout, futtrop heureuse de trouver un soulagement mo-mentané dans deux navires américains chargésde farine, et dans les secours de l’escadre dont ilfallut consommer les provisions pour alimenterl’armée, et donner les secours les plus urgens auxhabitans. La destruction de tous les magasins privaaussi d’une infinité de ressources, et le spectacleterrible de cet incendie donna aux troupes la me-sure delà résistance que feraient les noirs, aprèsavoir signalé de la sorte les premières hostilités.
Le g février, le général Humbert fut détaché Humbert,avec deux vaisseaux pour s emparer du Port-de- p or t-de-Paix, poste essentiel de la côte du nord, crue Paix,f : st
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