88 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
tibonite, attestaient la soif de sang de ce tigre, etle cas qu’il faisait des siens, quand il s’agissaitd’inspirer aux généraux français une aveugle etdéplorable confiance.
Défection de Son hypocrisie ne tarda pas à se démasquer,
plus que celle de ses collègues. Clervaux ,
tout couvert du sang de Charles Belair, leva
l’étendard de l'insurrection, le i3 septembre,
avec trois deiui-brigades, Péthion qui l’avait ins-
tigué, suivit son exemple; et peu s’en fallut
quïls n’eutrassent en vainqueurs au Cap, le 16.
lis attaquent Leclerc s’y trouvait avec un millier d’hommesje Cap , et * , ' ,
sont de couleur, et à peuie ^oo soldats européens : ilrepousses. e » lt ^ p Gr( j u s { Clervaux ne lui eût pas donnéces trois jours pour se reconnaître, désarmer etconduire à bord de l’escadre les troupes co-loniales. Le 16 septembre , Clervaux et Péthionse présentèrent pour enlever la place de viveforce, mais en s’acharnant sur le fort Jeantot, ilsperdirent un temps précieux, et furent vigou-reusement repoussés. Cet accueil les déconcertaet sauva le Cap, ils se retirèrent en abandonnant5 à 600 morts. La garde nationale de cette ville,au nombre d’environ mille hommes, se distinguadans cette occasion, où il allait, à la vérité, deson existence.
Noyade de Les premiers succès obtenus par les colones
1200 noirs. iv ' H -.1^ a,, v •
0 insurges, que 1 on voyait de tous cotes se dirigervers la ville, avaient semé l’alarme dans l’es-