(j/| histoire des chf.rres de la révolution.dévorés par la guerre générale, et des pertes cruelles que l’ar-jaune. mée éprouvait chaque jour, avait ordonné l’en-voi de 10 à 12 mille hommes pour la renforcer.Ces troupes qui arrivèrent par transports succes-sifs de deux ou trois bataillons, bientôt dévoréeselles-mêmes par l’épidémie, et les pertes descombats , n’amélioraient en rien l’étal des affai-res , sur un théâtre aussi vaste, où tout conspi-rait contre elles. Leur apparition ne donnait quela faculté momentanée d’occuper quelques ar-rondissemens qu’il fallait bientôt quitter.
Expédition Enfin un dernier renfort de 2 mille hommessurTe's'ud. amenés d’Europe par l’amiral Bédout, procuraà Rochambeau les moyens de tenter une expé-dition pour débarrasser le Sud. L’escadre reçutl’ordre de descendre ces troupes à Jérémie, etle général Brunet, rappelé par mer du môle St.-INicolas, où il se trouvait, vint en prendre lecommandement.
Un mouvement concerté devait avoir lieu pourdébusquer les insurgés des mornes de la Hotte,et de leurs versans sur les Cayes . Une colonnepartie de Jérémie, eut la tâche de franchir cesmontagnes. Une autre débarquée à Tiburon, sedirigea sur Torbec par le rivage, afin de se join-*dre aux troupes de Laplume. Cette triple attaqueéchoua. Férou se jeta sur les Polonais qui com-posaient la colonne de Tiburon; ces braves sol-dats, assaillis par une multitude de tirailleurs,