LIVRE XIX, CHAP. CXV. 123
A la nouvelle de l’orage qui le menaçait, le MarcheSénat helvétique avait prescrit à Andermatt dequitter Zurich pour accourir à Berne . Prévenupar les insurgés, ce général trouva May en po-sition avec 800 hommes , au pont de l’Emmen :Andermatt avec i, 5 oo vieux soldats éprouvés,au lieu de l’attaquer et de disperser sa bande ,traita avec lui, et chacun continua sa marchevers sa destination sans commettre d’hostilités.
Cette convention, nouvelle dans les anna-les des troubles civils, ne sauva point Berne .D'Erlach , renforcé de quelques centaines deSoleurois, poussa son avant-garde sur cette ca-pitale , où il se flattait que sa présence jetteraitle trouble et ferait éclater une insurrection; il lasuivit de près avec son corps : Watteville de soucôté avait réuni près de 2 mille hommes dansl’Oberland et les districts voisins : en mêmetemps les habitans des petits cantons, rassem-blaient, sous la conduite d’Auf-der-Maur, quel-ques centaines d’hommes résolus sur le Brunig,pour descendre dans la vallée de Meyringen ,donner la main aux insurgés de l’Oberland , puisen longeant ensuite l’Aar , se diriger égalementsur la capitale.
Le gouvernement helvétique n’avait à oppo- Position
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ser a tous ces ennemis qu un bataillon, trop du Sénatfaible pour garnir les remparts et comprimer liel vétique.les méconteus de la ville.