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LIVRE XIX, GIIAP. CXV.bourg. Anderrnatt, après avoir traversé berne,plutôt en allié des fédéralistes qu’en général en-nemi, vint prendre Ja même position, où unarmistice de huit jours lui donna le temps des’établir.
Les Bernois de leur côté mirent ce délai àprofit pour augmenter leurs levées et les munirde tout ce qui était nécessaire à la continuationde leur entreprise. Ils n’auraient eu qu'un partià prendre pour couronner ces premiers succès;c’était de proclamer sans retard :
i° Que les cantons d’Argovie et d’Oberland seraient de nouveau réunis à celui de Berne ,mais avec le droit d’envoyer des repre’sentansdans le grand conseil et le sénat.
2 ° Qu’en attendant ils enverraient des dépu-tés au gouvernement provisoire, pris parmi lesmagistrats éclairés des deux partis.
3° Que si le canton de A'aud refusait de s’a-gréger aux mêmes conditions, et persistait à seconstituer séparément, on s’en remettrait à lamédiation du premier Consul , garant par le faitdes anciens traités avec les ducs de Savoie .
4° Que tous les liens d’amitié avec la France ,seraient rétablis comme auparavant.
Au lieu d’en agir ainsi, on éleva des préten-tions sans mesure en voulant pousser jusqu’àGeuève, et détruisant ainsi jusqu’à la moindrechance d’accommodement.
Faille «lesIJernoi*;.