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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XIX, C1IAP. CXV. h\^

fédéralistes, cherchons dans un juste milieu unegarantie pour notre prospérité future (i). 11 esttemps au reste de quitter ces digressions étran-gères au but que nous nous sommes proposé enécrivant cette histoire; revenons à la France .

Le traité d’Amiens avait achevé de réconcilierla France avec l’Europe . La vigueur, les taleus etla gloire de Bonaparte avaient élevé la nation aupremier rang des puissances continentales; maisil n’avait pas encore dépendu de lui de releversa considération et sa force maritime, ni de luirendre ses colonies, sans lesquelles il est difficilequ’une grande marine prospère.

La durée de cette paix ne fut pas longue, et lespassions haineuses l’emportèrent bientôt surl’intérêt de l’humanité. Le refus des Anglais , deremettre Malte, et les pamphlets multipliéschaque jour contre le premier Consul, l’irri-tèrent avec raison. D’un autre côté, la réunionformelle du Piémont et de l’Ile-d’Elbe , la ces-sion de Parme, enlin l’invasion de la Suisse àla fin de 1802, fournirent à l’Angleterre quel-ques griefs contre la politique de la France . La

( 1 ) On pardonnera à l'auteur ces invocations patriotiques, puis-qu’il touche au terme de son entreprise. La médiation de la Suisse fut en effet le dernier acte de ces guerres de la révolution , dont ila esquissé l’histoire militaire, et à laquelle la paix d’Amiens mit

Suitede la paixd’Amiens .

Griefs desAngiaiset deBonaparte.Rupture.