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de Sarus, en retranchant la terminaison , n'es autre que le mot Chaldaïque,ou Syriaque Sar, Ben.. Ainsi le Sarus cont'enoitr trois mille Jtx cens fours reu dix anciennes Années des Chaldéens, à trois cens soixante jours cha-cune; 6? un Auteur Moderne (a) a très bien démontré , que non feulement-P Année Civile; mais aujsi les Années Solaire .£5?. Lunaire étoient de douze-Mois, chacun de trente jours, ou de trois cens-Joixante jours.
Les Egyptiens, qui s'appliquèrent de très bonne heure à rétude de VAs-tronomie, £3? qui connoijfoient fort bien les Mouvemens, les Révolutions £5?’les Lieux des Planètes, surent les prémiers qui déterminèrent la Longueur ~de P Année par. le Tems que le Soleil sembloif mettre a faire fa Révolutionannuelle, en ajoutant à leur douze Mois dè trente jours chacun, cinq jmrsÇfJix heures, pendant que lés Grecs £5? les Romains, plus grossiers, en ce la-que les Egyptiens, comptoient par Années Lunaires ,.en intercalant un Mois ,chaque troisième Année. Cependant les cinq jours,dont nous venons de parler,ne furent ,selon Syncellus (b f, ajoutés qu"environ mille ans après le Déluge,£3? rìétoient pas consdérés comme partie de l y Année ou de quelqu'un dès Mois,mois comme ayant rapport a la Naissance de cinq Divinités Egyptiennes, kf-quellesyomme cela est observé dans une fameuse Tradition rapportée par Plu-tarque (c),ne dévoient naître,ni dans une Année,ni dans-quelqu'un aes Mois:
L Année Judaïque, íwwz? Upavoit par les Calculs que Moyfe fait des joursdu Déluge ì°f aillews, consftoit en 365 fours, £5? par conséquent en douzeMois Solaires, dçnt le,dernier ètoit de 35 jours. Comme Moyfe avoit été é-levè en Egypte,.//j a grande apparence qu'il avoit appris dans ce Pays cet-te Manière de calculer., laquelle. d'aiUeurs devoìt être familière aux. Israé-lites pan le. long. séjour qu'ils avoient faìt en Egypte. Sealiger (d),£*P quel-ques autres après lui, ont supposé à~la-vérité qu'ils avoient un Mois In-tercalaire t eus les- 120. Ans ;. mais il efl bien certain, que V Ecriture gar-de Je plus profond silence fur une.pareille Intercalât ion; quoiqu'ìlfaille néces-sairement. cette supposition, ou quelque autre équivalente, pour retrouver lessix Heures qu'ajoutoienl lés Egyptiens. Cependant Moyíè, par ■ le comman-dement exprès de Dieu.,, compta les Années par Lunes.
L'ancienne Année, des Grecs, dès Lydiens, £3? des Colonies Grecques,aujfi-bien que. des-prémiers Romains, avant la Correllion du Calendrier parNuma Pompilius , confisoit aussi en z 6o Jours; comme le savant Auteur ,que nous avons cité ci-desfus,. ìè prouve avec la dernière évidence (e).
. Outre la Supputation par Mois èf 'par Années, les Grecs comptoient leTems pqr Olympiades , dont chacune étoit de quatre Ans. Cette der-nière Méthode tira son origine des Jeux Olympiques,. qu'on célébrois tousles quatre ans,. £5? qui devinrent f célèbres, que les Grecs en firent leurEpoque. Les Olympiades, commencèrent, suivant quelque s-uns.,l'An du
Mon-
(a) Allin’s vile. on th’e antient Year, in Mr. Whiston’s Theory, Book II. p. 144.
(fr) Svncell. p. 123. (c) Plut. de lfld. & Oíìrid.
( 4 ) Sealiger de Eaiendt ïerop. L. II. (e) Mr. Allin ybi íupr.