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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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Sect. VîíiEt n* dn.Mondeavant leDéluge.

Causes dece phéno-mène.

Change*mens quele Délugea faitsdans leMonde ,suivantMurnet,

ê •H-T&'T-Ò- I-R L L â T î’Q -Úv e; Liv^ r. ^

'• On rend différentes raisons de cette longue vie des prémiers hommesQuelques-uns l’ont attribuée à la sobriété de ceux qui ont vécu avant leDéluge, & à la simplicité de leurs mets ; prétendant q u'ils ne man»

, geoient point de viande *, & qu’ils étalent entièrement exemts de cette• gourmandise, à.laquelle on a, trouvé depuis l’art de s’exCiter. par différonsmoyens : ruais il s’en faut beaucoup que cette cause, fuffisopoupirendre raisond’une^vie Ze neuf cens & quelques années; puisque dé nostjours , il y aeu beaucostp dé personnes. sobres , qui cependant ont rarement atteintquarté vingt ou quatre-vingb-dix ans. D’autrés ont checchéstá solution dela difficulté dans la bonté &-í’exceìlence des Fruits,. & dans quelque vertuparticulière des Herbes & des Plantes d'alors: mais comme-Ja Terre futmaudite immédiatement après la chute, nous pouvons supposer que labonté & la vertu.de sts. Frà diminuèrent par dsgrésajusq^au Déluge;& cependant npps ne .vpyons : pas que la durée de, la yje des: hommes aitsouffert q^elquq-dimir^itsoq, confid érable durant c§t intqrvaljy* D'autresont pensérque íttlongqpr vie des, habitans de sancign Monder venoit de laforce des prémiers principes, dont leurs corps, étoient composés : solutionqui peut rendre raison en paj-fie : „mais non pas toet t à-soic, dp phénomènedont il s’agit; puisque Sem , qui étoit né avapt le Déluge , & qui devoit«voir, suivant .geste sappoQçipn;;, cette vigueur primitive dont il s’agic*mourut de, trois cens aus'.pkis.jeufite que ses a.yeux , parceque la plus gran-de partie de fa: vie s’écoula après.le-Déluge (a).

C’est pourquoi on a; conjecture avec plus de vraisemblance, que la prin-cipale í cause de cette longueovie étqic la pureté de l’airqu’on r.cspiroic a-vant-le Déluge; cet air étant .devenu dans la. fuite mal sain, ôta peu àpeu aux corps de$ -hommes cette constitution vigoureuse avec laquelle ilsnaissaient', & réduisit, dansmeu--.Zs.:siècIes leur>vie.aux,boínes qui.la limKtent à. présent., Mffis ilpq’eíf-pas -sW de concevoirfcomment le Déluge apu ptoduirê un pafeilrcbangémcnt dans l’air r,

Commq.le Dr. Bumci' aífjjbaestq. rfécondité'de îa Terre primitive à unEquinoxet perpétuel, qui naistoit de la -situation qu'ii suppose que la Terreavoit à l’égard du Soleil; de-même aussi explique-t-il la stérilité de notreTerre présente, & 3a malignité de notre air, par l’inégalité des Saisons oc-casionnée par le Déluge; car' c’est- aur.Déiugequ’it saut-attribuer, soi.,vant lui, cette.-situation, oblique où elle est àiprësont (c):.situation qurproduisit dans la fuite une inégale températiac&detl’Áír,.de-violentes.exha-laisons, de§ météores -, du tonnerre-, desxiclairs, de la plctyey de la nei-

(íj> Búrnets Theory., B. II. c. 2. 4. (L) Ray-oi>-theDáiuge, p, 122.

SïackbQuse’s .Boéy usDiviuity, p. 397>&c (c; ,Supr»> P» rv§, no,

« Un habile Médecin a avancé un sentiment directement contraire. Parms plusieurs canle»de \a longue vie des prémiers hommes dont il fait l’énumération, il met la coutume qu’itsavoieru mayger„de_.la^yiaode crue dont il si^po|è que, T Jes,, esprits les. plus nourriííànssont diSîp'és' par ‘faction du 'fètr (k).- . '

(1) Beveiovíèii Thés. Sanitat. Cap. III,