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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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Sot. III.

Uijìoire deSanthoniathon t/prèsle Déluge,

Généra-tion XI.

Généra •tion XI/.

2 4 s HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.compose la Ligne idolâtre de Caïn de personnes tirées de la Ligne de à',& les joint comme Descendans d ’Jmynus & de Magus, les derniers dela race de Caïn.

D’eux, dic - il, naquirent Mijor* & Sydyc f, c’est-à-dire, Libre &Juste: ceux ci trouvèrent l’usage du Sel.

Miser fut Père de Taautus §, qui inventa les premières Lettres, & que

* Cutnberland croît que ce 'Mifor est le Mizruïmfe I’Ecriture , & le Ménès des Egyptiens,pour les raisons suivantes, i. 11 supposé que Mifor est le singulier de Mizráïm, leprémierRoi d’ Egypte suivant les Hébreux, comme Ménès l’est suivant les Egyptiens (t). 2. Qu’£-ratosthène , dans Syncellus & dans l 'Eufèbe de Scaliger (2), affirme que Ménès est le mimeque Meftraïm, (c’est-à-dire que Mizraïm.) les Grecs écrivant ce dernier nom de cette ma-nière (3). Z. 'Que Thoth étoit le lils de Ménès, austì-bien que de Mifor, & le second RoiXEgypte (4). 4. Que Mifor & Ménès ont vécu dans le même tems, & 5. font morts tousdeux de mort violente, & du même genre de mort (5). Nous examinerons dans un autreendroit ce sentiment que nous regardons comme insoutenable, & nous nous contenterons pourle présent de remarquer qu’il ne nous paroit en aucune façon qu 'Eratostltène ait affirmé queMinés soit Meflraïm ; cette Opinion lui ayant été faustêment attribuée par ceux qui sont

transcrit.

Pour ce qui regarde la traduction que PhiIon donne du nom de Mifor, qu'il rend parle terme d’EuAsî®-’, bien-ìibre, Boclmrt dérive ce nom du mot Syriaque Mefro ; mais Cum-bcrlami panche plus à croire que cette notion de liberté est une conséquence du nom d z Mifor,qui lignifie çà ce qu’il suppose) un Prince, en le dérivant de'la racine Afor , qui veut direrégner où réprimer, pourvu qu’011 y ajoute le Mim servile (6j [quoiqu’au fond Mim, bienloin de pouvoir être admis, doive, entant que prémière radicale, nécessairement être exclus]car, ajoute-1-il, la liberté est un fruit naturel du pouvoir suprême (7).

■j Sydyc est supposé par Cumberland être Melchifédec , & Melchifédec Sem (8). Tous les ar-gumens, qu’il allègue en faveur de ia prémière de ces suppositions, se réduisent à ceci, sa-voir que Gratins (<-) affirme que Melchifédec est le même que Sydyc (10), probablement àcause de la ressemblance des noms, Syayc ou Sédec signifiant Juste, & Melchifédec le RoiJuste. D’un autre côté, il n’allègue aucune preuve que Melchifédec soit Sem ; disant seule-ment, que les objections qu’on a faites contre ce sentiment lui paroissent avoir été suffisam-ment réfutées par d’autres Auteurs (n). Par où il paroit, qu’il n’apporte aucune raison enfaveur des deux Opinions fur lesquelles son Système est principalement fondé. Si l’on objecteque Mifor & Sydyc étoient les fils d 'Anymus & de Magus , il répond que Sydyc n’étoic pasleur fils, mais frère de Catn, c’est-à-dire, de Cronus, & fils de Noé (12); & que les Cabi-res, qui, de dessein prémédité n’ont fait dans leurs mémoires aucune mention du Déluge (13),ont pris le Roi juste Sédec , ou Melchifédec (14), avec Mifor , & leurs enfaus les Cabiri &Thoth, & les ont mis dans la Ligne de Caïn, dans l’inteution de transférer tout f honneurqu’iis ont acquis à la famille, dans laquelle leur fausse Religion a pris son origine ; supposition,que le séjour de Sydyc (ou Melchifédec) dans le Pays de Canaan, rend en quelque forte vrai-semblable (15).

§ Taaut 011 Thoth est pris par plusieurs pour Athotes, le fils de Ménès, & le second Roià'Egypte, suivant Eratoflhène, à ans la supposition que Mifor & Ménès sont une feule & mê-me perlbnne , & à cause qu il étoit auífi Roi d 'Egypte & à de Roi (quoique Sanchonìatbon

ne

1) Cumbeil. on Sanclion. p. 45 >

-, \ C,.s„k rhrnn sZr'vr p.

r) Euscb, Chron. Giaec. p. ,î) Cumbeil. ubi sup. p. 54, l8 J

Q P. 44, Sí.

S ) ltud. -

.y p- 5 56) Ibid. py) Ibid.

í) Ibid.

sa.

p. 179.

P' 47 , 173.

5 5>

{/) Grotius, in Not. ad Hebr. VIT. i.f 10 ) Cimiberl. on Sanclion. x. 174,(n) Ibid. p. 175.

(12) Ibid, p. 47.

U3J Ibid. p. 47, 177-

(14) Ibid. p, 47.

(15) Ibid. p. 17*.