DEPUIS LA CREATION JUSQU'AU DELUGE, Chap. II. 243
îes Egyptiens appellérent Thaor , les Alexandrins Thoyth , & les Grecs Her Sect. Iir.tnès. òydyc engendra les Dioscures ou Cabïres *, nommés aussi Coryhan - Histoire detes , & Samothraces. Ceux-ci furent les premiers qui formèrent un Vaisseau Sanckonia-
complet. thon apris
Ceux qui naquirent d’eux trouvèrent les propriétés de certaines Herbes , le Deluge ‘l’art de guérir des morsures, & celui de faire des charmes.
Uranus, dont les parens vivoient du tems de ceux dont nous venons Généra-de parler, comme nous savons déjà remarqué , ayant succédé à son Père íionEhum , eut de Ge, sa sœur , quatre fils; 1. Hus ou Cronus; 2. Bètyìus ; 3.
Bagou ou Siton ; & 4. Atlas f ; fans compter les enfans qu’il eut de
ne dise point que Mifor ait été Roi) comme Athotes l’a été (i). On a remarqué de plus, quecomme la Ligue de Sanchoniathon est terminée par Mifor & par Thoth , de-même la Lignedes Rois de Thèbes faite par Eruthostène , commence par Ménìs & par Athotès (2),de-mêmeque la prémière Dynastie des Thinites dans Mimé thon. A u rette , la différence encre les nomsde Totli & à' Allwth ne doit pas faire la moindre peine, Cumberland ayant prouvé par plusieursexemples, que dans les Langues Orientales ì'a initial s’omet três souvent (3).
* Quand nous serons parvenus à la Mythologie Grecque , nous parlerons des Dioscures ouCabircs , fils de Sydyc. Suivant l’Hypotbèse de Cumberland, ils étoient une petite branchede la race de Sydyc ou Sein , qui vécut avec Catn, ou près de lui (4].
f Nous considérons quatre fils à’Uranus dans l’ordre qui vient d’étre observé en les nom-inaut. 1. Crorm est, suivant toutes les apparences, la même personne que le Cam de Moyfe:ce dernier nom semble avoir été son nom propre ; & Vautre , qui peut fort bien être dérivéde pp Keten, corne ou puissance, & qui est affecté à la Dignité Royale , a peut-être été sontitre Phénicien , comme fíélus , ou bjD Baal , signifiant un Seigneur , étoit son titre Chal-déen (5) ; car les babyloniens appelloient le prémier Iiaal , Cronus ( 6 ). Les mots de Mo-loch & de Milcom , qui ont la même signification, font aulïï fréquemment employés pourdésigner le même personnage (7) : & Baal-tíirith (8) signifie probablement ce Cronus a-doré anciennement à Béryte (9). Que Cronus ait été le Cam de Moyfe , c’est une chose dé-montrée par ce passage d 'Eupo/ème: ripS-ic-, ysveo-Sut Bîjhov , ï, U è", yerhr-
Bou y.aï , tù-rct^ Sì r Xrnaàr ymyrcci r rrctripa. ¥ ÇanUm' rtrrtt ê"i Xtípi ùtór
yíiíoBai , or brio r ’E Xhìsiur Mytoâat"Ac-Çc>o> , nrurépic êk Aìâié-zr&v , xïcÁpòv < 5 V M erpuftpt,traits a. (rra.Tp\) Byvmtm (10): passage que Cumberland traduit ainsi: I/y avoit d'aberd Bélus,qui est Cronus ; mais de lui vint un autre , 1. Bélus, b 2. Canaan, le père des Phéniciens ;/s»fils étoit Z. Chûm, que les Grecs nomment Asbolos, le pire des Ethiopiens, le frère de 4. Mestraïm, lepère des Egyptiens. II est aisé , dit cet Auteur, d’ajuster cette traduction aux quatre fils deCam (11); car deux des noms sont clairement les mêmes, Canaan & Mifraïm ; le troisième,qui est Chûm , ne diffère guères de Cash , le C étant feulement changé en ft, pour marquerl’accusatif, comme Bochart l’a fort bien remarqué [quoique, pour le dire en paflant, ce íòitrendre une assez étrange raison de la différence dont il s’agit ; les Grecs n’ayant point d’ac-cusatif, ni même de mot qui se termine en m:] c’est pourquoi tout ce qui reste à prouver,estque Bélus , le successeur de Cam en Afrique, ait été le même que le Phut dont parle Moyfe.La différence de noms ne doit point faire ici de peine , puifqu’il est naturel que celui qui
(O Cumberl. on Sanchon. p. 44, 54, 186. (7) Theophil. Antiochen. ad Autolyc L. III.
f 4 t I K 1 H l\ - . _ /. . . m m . . * M O J -- ' fi. C.il/1 «.. Í7 .. j. .
(z j lbid. p. 4*.
( 3 ; lbid. p. n 7 . Bochart Canaan, p. iz6.C -fl Cutnberl. on Sanchon. p. zos.
(s) Id. lbid. p. m. &c .
Damascius in Vitâ llìdoii , & Suidas in Voce
(6; eupua.™. m Alex. FolyUist, apud Euscb.de Pi*P- Evangelie, L, IX. e . 17,
Kfóï®..
(8) Judic. VIII. 3 3.
(9) Cumbeil. on Sanchon. p. i;r.
(10) Eultb. de îixp. Evangel. L. IX. e. 17.
p.* 4 '9-
(n ) sienes. X. 6 .
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