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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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308 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. LSect. VI. Moyse place la demeure des Fils de Joktan , depuis Mefça quand on vientDispersion Séphar, Montagne d Orient (s). Faute de connoître la situation de ceseh Genre - endroits, plusieurs Auteurs font tombés dans d'étranges méprises. II y enHumain. a> qui supposent que Mesha (suivant nous une Ville) est le Mont Mafias ,"ou Jrarat en Arménie ; & qui cherchent Séphar au-delà de la Médie vers401. les àà St. Jérôme, après Jofèphe, prétend que Mefça & Séphar fontAvant j. C. dans les Indes Orientales. En un mot, presque tous les Anciens ont em-2597- ployé ces Fils de Joktan pour peupler les Parties Orientales de YAfie si-tuées au-delà de la Médie\ ce qui est si absurde, que Bochart s’étonneavec raison , que tant de Modernes ayent pu adopter un pareil senti-ment (b). Cependant d’autres ont fait pis encore, en faisant peuplerY Amérique immédiatement par Joktan , duquel Arias Montanus s’imagineque la Province de Jucatan a emprunté son nom: & le même Auteurest de sentiment, que Séphar est l’ancien nom des Andes , fameusesMontagnes du Pérou.

C’est en Arabie , suivant toutes les apparences, qu’il faut chercher 'les lieux dont il s’agit ; mais nous ne saurions adopter l’opinion de Bû-chant (c), qui veut que Mefça soit Muza , (qu’il prend pour Mokha, fa-meux Port dans le Golphe Arabique,) & Séphar la Ville de Sapphar (d);non plus que celle des Paraphrastes Arabes, qui font de Mefça & de Sé-phar, la Mecque & Mèdìne. Ne pourroìt- on pas former de ces deux con-jectures une troisième, ôí supposer que Mefça & Séphar sont la Mecque &Sapphar , ou plutôt (si la description de Moyse pouvoit s ’y accorder,) O/m»far, Porc au milieu de cette Côte à’Arabie que la Mer des Indes lave;ce qui comprendroit tout le Pays situé au-delà de celui de Cus, & queles Arabes reconnoiííent avoir été possédé par la Postérité de Tarab ,Fils de Kahtan, ou Joktan (e)? A-la-vérité nous ne trouvons pas Ta-rab parmi les Fils de Joktan , dont Moyse fait mention ; mais il y a moyende l’y mettre, en changeant dans le nom de Jérah (le quatrième Fils)la lettre h en b.

ITazanna- Nous ne trouvons aucunes traces des demeures 1. d 'Almodad & 2. devet *i. Shèleph, les deux prémiers Fils de Joktan'. mais le nom du 3, Hazarma-veth, ou plutôt, comme il y a dans la Vulgate, Hafarmoth , se trouveclairement dans Hadhramaut , Province de Taman ou Arabie Heureuse ;l’un & l’autre de ces noms ayant les mêmes radicales, & signifiant la Con-Jérab. trée de Mort. Bochart découvre 4. le nom de Jérah dans file Hieracon (011des Faucons) dans le Golphe Arabique, & une Ville du même nom danslladoram. les Terres fur le Fleuve Lar , près des Omanites ; & 5. celui d ’HadoramUzai, dans les Drimati de Pline , vers le Golfe de Perse (/). c. Uzal est lenom par lequel les Juifs , qui demeuraient en Taman (§), désignoienc

{a) Genes. X. 30.

(O Bochart Phaleg. L. II. C. * 5 -(Ó Ibid. L. II. c. 30.

(V) Ptol. Tab 6. Aíìse

(f) Mohammed Ebn Yacub Shirazi apttd

Gabr. Sionît. de Urb. Orient, c. 1. D’HeS'bel. Biblioth. Orient. Art. Saba.

(.f) Bochart. Phaleg. L. II. c. 19. & 2,0,„ (§) Zacut. jn Jucbaíìn.