DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE, Chai*. IÍI. 343te forme un Sommet aiguisé & pointu, entre lequel & le sable il n’y asscr. i.quelquefois pas l’efpace d’un pié pour pouvoir passer; tellementqu’un Hom- Descriptionme, à moins qu’il ne soit bien mince, doit se traîner sur le ventre , 81 te de l’Egypte.
frotter encore le dos contre la pierre dont il s’agic. Le Sable néanmoins-
est la grande cause de cette difficulté: car, si l’on ôte tout celui que le venta chassé vers cet endroit, on trouve que le Passage est précisément aussilarge qu’à l’entrée.- Comme il n’y a point de fenêtre, ni d’ouverture,.dans cette Pyramide, par lesquelles la lumière puisse passer, il est aisé decomprendre que ceux qui veulent voir le dedans de ce Bâtiment, doiventse pourvoir de clarté artificielle.
Après avoir passé ce Détroit, on trouvé une espèce d’Allée , qui apiés de longueur, & qui ne mérite pas la moindre attention : on ne saurostdéterminer si cette Allée doit son origine aux injures du tems, à la curiosi.té, ou à l’espérance de découvrir quelque Trésor caché. A la gauche, jos.gnant l’entrée étroite, fi l’on monte un degré formé par une pierre massivede 8 ou 9 pies de hauteur , on entre par le bout le plus bas de la pré*mière Callerie; dont le pavé, qui est d’un marbre poli, blanc, & nulle,ment couvert de saleté ou de poussière, s’élève imperceptiblement. Lescôtés & le haut font d’une pierre moins unie & moins dure que celle du ■pavé. La largeur de cette Gallerie est d’environ 5 pies, la hauteur à peuprès autant, & la longueur de 110 pies. Au bout il y a deux Passages,l’un bas & horizontal, ou de niveau avec le pavé, & l’autre haut & s’éle-vant comme le prémier. A l’entrée du Passage qui est bas, â la droite,estle Puits dont Pline fait mention. Ce Puits eít rond , & a un peu plus detrois piés de diamètre: les côtés en font garnis de marbre blanc, & on ydescend en métrant les mains & les piés dans de petites ouvertures faitesintérieurement dans le Puits, & qui sont vis-à-vis ies unes des autres; cequi est la manière de descendre dans la plupart de» Puits & des Citernesd 'Alexandrie. Peut-être qu’il y a communication entre la Voûte, dont nous ■avons parlé ci-dessus, & ce Puits; mais il est présentement presque bouché -par des ruines , & n’a pas plus de 20 piés de profondeur. Laissant-là cePuits, & allant tout droit, on trouve à la distance de quinze piés un autrePassage, qui a les mêmes dimensions que le prémier , & dont les pierressont fort massives & parfaitement bien jointes ensemble. Ce Passage va -toujours de niveau pendant l’espace de 110 piés, & conduit à une Cham-bre à moitié remplie de débris, & dans laquelle on sent une odeur de Ca-davres. La longueur n’en est pas tout-à-faic de 20 piés, la largeur d en-viron 1.7 , & ]a hauteur de moins de 15.. Les murailles en sont entières? - -le haut est couvert de plusieurs grandes pierres unies, qui s° nt séparéesles unes des autres par le bas, mais dont les parties soperieures formentun angle en se rencontrant. Greaves dit qu’au Côté Oriental de cet apar- ■tement, vers !e milieu, il semble y avoir eu un passage conduisant vers un íautre endroit; .mais ni Thevenot> ni Le Btuyti , n’ont pu découvrir rien ds-