DE L’EGYPTE JUSQU’AU TEMS D’ALEXANDRE, Chap. III. 4§rgrand & magnifique Vaisseau, qu’il consacra au Dieu suprême des Thébains c KCT v(a), sembie marquer en lui je dessein de mettre la Navigation en vogue en r,,*,Egypte. Avec ia prem;ere de ces Flottes il sortit du Golphe Arabique, &gypu.
se rendit dans la Mer Erythrée, dont il subjugua les côtes: mais, voulant--
eníuite continuer la route, il fut arrêté par plusieurs Las-fonds ce qui l’o-bligea de s’en retourner en Egypte (b). Suivant un autre Auteur jj ne serendit pas lui-même à bord de la Flotte, mais il lui donna ordre'de s’em-parer de toutes ks îks qa’elle trouverait fur son chemin jusqu a s Inde sc)
Avec son Escadre de la Mer Méditerranée , il se rendit maître de nie deChypre , de la Côte maritime de Phénicie (d) , & de plusieurs des Cyclades(r) : & c’est-là tout ce que nous savons de ses Exploits par mer.
Pour ce qui regarde ses autres conquêtes par terre, presque tous les Commua-Auteurs anciens conviennent, qu'il envahit «St pilla toute ì'Jsie & une >ion défi*partie de J Europe. 1] traversa le Gange, fur les bords d tique! il fit ériger con i«êtes.des tolomnes. & pour me server de Texpreíîìon d’un Poète, il fie ia nié-me chose dans les Montagnes les plus reculées de VInde (/). Ce qu’il y ade certain, c'eít qu'il marcha vers J’Orient jusques à ce que POcéan lui *même l’empêchàc d’ailer plus loin (g). Revenant de là, il fit la guerre auxScytes & aux Thraces , vainquit ceux-ci, mais ii n’eut pas tout- à- faitJe même bonheur à l’égard des premiers. Hérodote, Dmìore , /Ignihias (h)
(k d’autres, le ieprésentent comme ayant triomphé d’eux; rnais d’autresnéanmoins assurent que son Armée sut défaite par les Scythes & par ceuxde Coichide. Car Jufiin nous apprend, que Vexorcs ou òéjo/lris avant en-voyé des Ambaíîadeurs aux Scythes , pour les exhorter á sc soumettreceux-ci renvoyèrent ces messagers avec mépris <& avec menaces & nrí’rent d’abord les armes contre Sésoftrís; lequel ayant été informé ’akM sêhâtoient pour le joindre, retourna subitement sur ses pas, laissant derrièrelui tout son bagage «Sc tous ses lnstrumens de Guerre en proye aux Enne-mis , qui le poursuivirent jusques aux confins de s Egypte (t). Pjj ne rap ~porte, qu’il fut vaincu par le Roi de la Coichide (k) ; & Ealerius Fìaccusinsinue, qu’il fut repousse avec grande perte des siens, & obligé de fuirdans les Contrées dont il s’agit (/). Mais soit que la fortune lait favo-rise ou trahi dans ces Pays, l’opinion ordinaire veut qu’il ait établi une Co*
Ionie dans la Coichide , quoiqu 'Hérodote, qui est celui fur qui nous nousfondons le plus en cette matière, ne décide pas si lui-même a fondé cette *»”/£!*/■Colonie, ou si une partie de 1 Arrière-garde de Ion Armée, fatiguée parnne Cohnsela longueur du chemin, ne s est pas arrêtée dans ce Pays, «Sc ensuite èta-dans i abise sur lés bords du Ehofe. il «fit, comme !e sachant par expérience, queles habitans étoient indubitablement d’origine Egyptienne, ayant eomrae
(d) Supra p. 413, 414.
Hetod. L. H.
(V) Dtod, L. I. p. 50.ta) Ma-.ví h. apud Joseph, contr. Apion.L. i- P- >041-
(e) Eiotl. ubi supr. p. St-
(f) Dionys. iii Periegi v. 625.
(#)• Diod, ubi supr. p. 5°*
(h) Lib. Ií. P- 55-(ii iustiu. Lib. ii- C. 3 .
(k) Pliu. L>b. XXXII!. c. 3»
Q j Valet. Flac. Argoiiaut. L. V. v; 440-
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