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1/2 (1770) L' histoire universelle jusqu'à Abraham, l'histoire d'Egypte, & l'histoire des anciens peuples de Canaan
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620 HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

Sect. VIL prendre, des mesures pour secouer leur joug. lis prirent pour cet eíFet laHíji de-, roule de Mizpeh, & répandirent par le seul bruit de leur venue la terreurphilistins, parmi les Israélites, lesquels ayant Samuel au milieu d’eux, demandèrent

--qu’il implorât fans discontinuer la protection de Dieu en leur faveur. Les

Philistins se mirent en marche, sans se souvenir de celui qui, lorsque sonPeuple a volt recours à lui, étoit disposé à confondre la force & la finessedes plus sages & des plus puissans. C’est ce qui arriva en cette occa-sion ; car dans le tems que les Philistins étoient fur le point d’attaquerles Israélites , un tonnerre effroyable se fit entendre, qui mit les pre-miers en déroute * , & qui fut cause que les Enfans à'Israël les pour-suivirent l’épée dans les reins jusqu à Beth-car. Une défaite si entièreleur ota la domination qu’ils avoient exercée fur les Hébreux , auíïì-bienque toutes les Villes qu’ils leur avoient prises ; & les affoiblit à un telpoint, qu’ils ne songèrent plus à faire de la peine aux Israélites duranttout le tems de Samuel (a).

Pendant qu’ils avoient tenu les Israélites fous le joug,ils les avoient en-tièrement désarmés, & rfavoient pas même voulu souffrir qu’un Forgerondemeurât au milieu d’eux (h). Quelque considérable que cette dernièreperte ait pu avoir été pour les Philistins , ils ne laissèrent pas d’être, quel-ques années après, infiniment plus puissans que jamais. Car ayant apprisqu’une de leurs Forteresses, nommée Géba, avoit été prise par Jonathanfils de Saùl, ils assemblèrent trente mille Chariots, six mille Cavaliers, deun nombre de Fantassins pareil au fablon de la M’er f, pour combattre,ou plutôt pour exterminer les Israélites , qui par un effet de leur cruellepolitique étoient destitués d’armes. Cette nombreuse multitude alla

(-») Samuel VIF. (T> Ibld. XIII. 19.

* A ceci Jofèphe (r) ajoute, que beaucoup d’entre eux surent engloutis par un Tremble»ment de Terre, & que.les autres eurent toutes les peines du monde à s’eu sauver.

f Le célèbre Newton (r) eít tenté de conclure de ce nombre prodigieux de Chariots &de Cavaliers, qu’il étoit venu un puissant secours aux Philistins, & que ieur nombre étoitconsidérablement augmenté par ['arrivée des Passeurs qui venoient d’être chassés à'Egypte.Nous ne disputerons pas fur. ce point avec ce grand-homme , qui pourroit au fonds avoir,raison r mais nous ne saurions nous empêcher de. remarquer , qu’il prend ces trente mille-chariots pour avoir été des chariots de guerre ; & que cette quantité l’étonne, lorsqu’illa compare avec celle qu’eut Pharaoh, loriqu’il périt dans la Mer Rouge. Pour nous, nouscroyons que c’étoient des chariots de bagage , destinés en partie à transporter tout ce quiétoit nécessaire à l’Armée, & en partie à ramener le butin de tout le Pays: butin dont lesPhilistins avoient l’inlòlenee de se regarder déjà comme possesseurs-. Cette conjecture est.:sur-tout favorisée par la conduite ^cjue tinrent Jes Philistins dans cette guerre. Cependant,notis croyons devoir réduire ces trente mille à trois mille, comme il y/a dans les Ver-fions Syriaque & Arabique, suivant la remarque d’un Savant (z), lesquels néanmoins nefouroient tous avoir été des chariots de guerre, puisque Mithridate u’en avoit- que cent,Darius que deux cens, & Ai.tioehus Epiphane que trois cens ; & que les PhilUlins rquelque Peuple qui puisse s’être joint a eux dans cette occasion, ne peuvent entrer en compa?-raison de puiíîauce avec. aucun de ces trois Monarques.

k'i Joseph. Antiq. L. VI.ííri J8,ewton chiouoi, p.

c. 2.

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(3.) Pítftik- upon 1 Sam. XIII,. s*-