Dî iTÂ S T R O N O MIE. Part. I, í%f
portée de nos regards , ne sçauroitavoir son effet que dans le cas oùelle seroit supérieure à celles quepourroient avoir tous les autres êtres.Pour jouir des avantages que nousont procuré les lunettes d’approche ,nous aurions demandé une autoritéabsolue sur tout l’uniyers , & quetout ce qui existe eût une soumissionaveugle pour nos ordres,
J’ai hazardé cette fiction, pour faireconnoître la sage défiance qu’on doitporter dans les jugemens qu’on bazardefur ce qui nous est inconnu. Danscette même fiction j’ai rendu la rai»son dupe d’elle-même : une intelli-gence céleste qui pourroit pénétrerdans toutes les idées , dont nous fai-sons honneur à la faine raison , re-trouverait souvent de pareils écarts.Ainsi n’hazardons aucune conjecturefur ce que nous ne voyons point tramassions seulement tout ce que nousvoyons, tâchons de le ranger fous un