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2/2 (1770) L' histoire des anciens Syriens, des Pheniciens, & des Juifs depuis Abraham jusqu'à Saül
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SfcCT. IV.Rois deDamas.

Tabri-mon.Benha-dad I.

Armée âttDélugeío59-Avant Jé-sus. Christ,940 -Benha-dad II.Année duDéluge2098.Avant Jé-sus- Christ901.

Zg HISTOIRE ASIATIQUE, Livr. I.

Tabrhnon *, fils dHézon. II neur, non plus que son père, aucun dé-mêlé avec les Rois de Juda & àIsraël (a).

Benhadad, fils de Tabrimon. Quelques Ambassadeurs vinrent vers luiavec de magnifiques présens de la parc dJsa , Roi de Juda , par qui il futengagé à faire la guerre à Baha/ça Roi d'Israël',k qui son Armée enle-va Ijon Abel * B et h, Maachab, tout Cinneroth & le Pays de Nephtalì ( b ).

Benhadad , fils de Benhadad. II poussa vigoureusement la guerre queson père avoit commencée contre le Royaume d//rael, mais il éprouva deuxrevers miraculeux dans lexécution de ce dessein. Lorfqui! marcha lapremière fois contre Israël , il paroi t que ce fut avec un étalage prodi-gieux de grandeur & de puissance; ce Prince nayant pas moins de tren-te-deux Rois pour avoir inspection ìsur les chariots (c), & outre celaune très grande Armée. II vint donc, campa devant Samarie, & sommadabord Achab de savouer son vassal. & de reconnoître que tout ce quilavoit étoit à son service & à sa disposition. La réponse qu Achab fit à.ce message, étoit auíìi humble que Benhadad pouvoit la souhaiter. Maisson insolence étoit dun genre à ne pouvoir être contentée par des dis-cours. II renvoya pour cet effet des messagers en Samarie , pour avertirAchab que son intention étoit denvoyer le lendemain en Ville quelquesOfficiers, pour fouiller dans son Palais & dans les maisons de ses servi-teurs, & pour se saisir & lui amener tout ce quils trouveroient le plus àleur gré, richesses, femmes, & beaux enfans f. Le Roi dljrael refusafièrement de consentir à une pareille indignité, refus qui irrita dautantplus Benhadad quil ne sy attendoit nullement. 11 fit faire un troisièmemessage à Achab , pour essayer fi par menaces il ne pourroit pas lenga-ger à une si lâche complaisance ; faisant des imprécations contre lui-même, s'il namenoit pas une telle Armée devant Samarie, que chaquesoldat nen prenant quune main pleine j, il nen reíleroit plus aucune

(a) I. Rois XV. 18. CO Comparez'ibid. XX. 1. avec ibid. XXII.

Q) Ibid. vs. 20. 31.

* Le fameux Newton (1) le regarde comme ayant été soumis aux Egybtkns, qui fousSéfac ou Shishak firent la conquête de la Syrie f 2), pendant le Régne de ce Roi, suivantson hypothèse; & ajoûte que son fils Benhadad secoua ce joug.,

j Ce dernier article est interprété par quelques uns (3} dune maniéré très .odieuse,comme sil avoit demandé les plus beaux enfans mâles dAchaò t pour en faire lusagedu monde le plus infâme.

4 Les mots qui expriment cet insolent meilage, lont susceptibles de plus dune expli-cation. 11 y a dans le texte : Ainsi me fajfe » t les Dieux, b plus eneore, si la pou stère deSamarie suffira pour remplir la main de tòut le Peuple qui me suit (4) ; ou, comme il y a enmarge, qui est à mes pieds. Paroles qui, suivant Joseph* (5 ., ne signifient autre chose,sinon quil avoit avec lui une si prbdigieuse multitude , que si chacun , en ne prenantquune main pleine de terre- vouloir sen servir, Samarie se trouveroit environnée d'ou-vrages plus élevés que ses murailles : dautres (6) donneur à ce paíìàge le même sens

que

(1) Newt. Cbronol. p. r;8.

(a) Supr. in Not. Tom. I. p. 4 jo.(3) Olcric. in i. Rcg, XX. 3.

(4) i. Rois XX 10.

if) Jos. Antiq L, VIII. c. 8 .

(6) Cleric. in I. Rsg. XX. 3,