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2/2 (1770) L' histoire des anciens Syriens, des Pheniciens, & des Juifs depuis Abraham jusqu'à Saül
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DES JUIFS JUSQUA LA CAPT- DE BABYL. Chap. VII. ig 3îa politesse a été toujours un sujet dadmiration ; jusques que Ja prin- s ECT . x.cipale occupation des sept fils dESìion, Roi d es Siciliens, étoit de gar- Depuisder les Troupeaux de leur père (a): & nous trouvons ce genre de vie ààmvanté, non feulement en Sicile & en Grèce, mais auffi en Syrie , &

d'autres Pays, plus de 1500 ans après Abrahams dans quelques - nnes Hps .'

plus belles Pastorales de lAntiquité.

Une pareille vie contribuoit à faire jouir les hommes & les femmesde la plus parfaite santé. Le Lait de leurs Troupeaux, & les Fruits dela Terre, ëtoient leurs alìmens ordinaires. Un Chevreau, un Veau gras,ou un plat de Gibier, compostât tout un Festin ; & lon diroit quHo-mère a eu pour originaux les Patriarches dans les portraits quil tracede ses Héros dans YOdysée, tant il étoit éloigné déjuger la Vie Patriar-cale indigne dun Grand-homme. Quiconque considérera que Jacob zéléle favori de sa mère, & que par conséquent il a été élevé plus délicatementque son frère Efaïi , sétonnera fans doute que ses parens permissentquà lâge de quarante ans il fît un voyage de plus de 500 milles (car y a cette distance entre Bèershêba & Padan - Aram ) fans un serviteur,ou quelquautre commodité pour voyager que son bâton. Cependant ilparoit quil étoit si bien endurci au travail, quil ne fit aucune difficultéde passer la nuit en plein air, en prenant pour chevet la première pier-re qui se rencontra sous fa main (L). II prit foin daccoutumer ses fils aumême genre de vie, comme cela paroît clairement par la commission quildonna à Joseph, son favori, qui navoit alors que seize ans, daller,pouravoir des nouvelles de ses frères, jusquen Hébron, qui étoit à 80 millesde Mamré, il demeuroit. Dun autre côté, Joseph , entendant quilíalloit encore faire trente milles pour les joindre, ne se fit aucune peinede continuer son chemin jusquà ce quil les eût trouvés (c).

Cette vie laborieuse ne contribuoit pas seulement à les rendre sains Scvigoureux, mais étoit aussi une espèce de remède, qui aidoit, humaine-ment parlant, à prolonger leurs jours, Sc à diminuer les douleurs dontla mort est ordinairement accompagnée. Si nous en exceptons Isaac ,qui nous est plutôt représenté comme un homme contemplatif que commeUn homme laborieux (d ), & dont les forces ne durèrent pas si longtemsque celles des autres, nous ne lisons pas quils ayent eu, ni maladies, niu e st>in de Médecins que pour embaumer leurs corps après la mort. Tousueux dont Moyse a marqué lâge, ont vécu plus de 150 ans, excepté$°seph , dont les jours furent apparemment abrégés, parce quil n-est gué-res possible de vivre frugalement à la Cour dun Roi (b).

Leur tempérance conjugale nétoit pas inférieure à leurs autres ver-us, quelq ue peu fondé que cet éloge paroisse â la prémiére vue. Abra-ham vivoit dans un Pays la Polygamie étoit permise, & une Postéent ® nombreuse étoit regardée comme une des plus grandes bénédictions

00 Homer. Illad. 2 .(Q <?en. XXVIII.

<0 Ibld - XXXVII. i 7 .

st/) Gen. XXIV. 63. XXVII. 1. & fui-/,(e) lbid. L. 26.