DES JUIFS JUSQU’A LA CAPT. DE BABYL. Chap. VII 3.33plement d’avoir dirigé la tempête dune maniéré á la faire tomber sur lesSccT. III.Cananéens. Cependant nos Lecteurs font libres d’adopter quelle des expli-cations de ce phénomène qui leur plaira quoique la saison de l’Année, lanature du Pays dont nous allons à*présent donner l’Hiíloire naturelle ; A la-à-'Description géographique, & plusieurs autres circonstances, nous déter-minent à donner la préférence à la dernière.
SECTION IV. '
Description du Pays de promilTion.
C E fameux Pays, connu fous le nom de Canaan (a), ou Chanaan *, a Sect. IV.
été désigné successivement par divers noms, comme la Terre dis- Defcrip.rael, le Pays de T Eternels la Terre Sainte, & quelquefois simplement la t! sss leTerre ; comme aussi par ceux de Judée , de Palestine , de Syrie ■ Palestine > promij/on.
de Syrie, de Ccelè- Syrie, d’ Idumêe , & de Phénicie. __ J
Tels sont les divers noms qui ont été imposés à cette petite étendue Sis noms.de Pays. On l’appelloit la Terre de Canaan, parce qu’une grande par-tie en avoit été originairement possédée par les descendans de Canaan (b)fils de Cham, qui n’eurent pas plutôt été chassés ou exterminés par lesIsraélites (c), que leur Pays fut nommé d’après ceux qui en avoienc
(«) Supr. Tom. I. p. 572, 573. (c) Supra ibid.
(O Ibid.
* Ce nom comprend quelquefois tont le Pays de promiflîon possédé par les douzeTribus, quoique la signification en soit ordinairement restreinte à ia Contrée qui étoic àl'Occident du Jourdain. Tout le monde en demeure d’acçord ; ainsi nous remarqueronsfeulement, que les Juifs eux mêmes font une distinction entre le Pays de Canaan promisà leurs Pérès, & désigné comme découlant de lait & de miel, & les Pays de Si hon & deHog, qui étoient à f Orient du Jourdain (i)k Moyfe établit clairement la même distinc-tion (2), quand il dit jusqu’à ce que je passe le Jourdain pour entrer dans le Pays que P Eternelnotre Dieu nous donne (3). Mais il ne faut pas oublier que le Pays de Canaan, pris danstoute son étendue, peut être subdivisé en deux Pays du même nom , mais différaispour la situation & pour la grandeur. Le plus grand devoit s’étendre d’un côté jufqu'àl 'Euphrate, & de l’autre jusqu’à la Mer Méditerranée {'4). Ce Pays éto*t promis ssax Juifs,mais ces derniers n'en eurent jamais la paisible posseíîìon, quoiqu’en quelque forte ilsayent renversé toute la Monarchie des Syriens (;). La petite Canaan étoit proprementle Pays possédé par les Nations dévouées à l’interdit (6). Une différence essentielleentre la grande & la petite Canaan est, que dans la première, quand les Juifs astìé-§eoient une Ville, ils dévoient, par ordre de Dieu, offrir la paix aux Habitans, au-'•eu que ceux de la dernière dévoient être entièrement exterminés (7). De-plus, le Payse u - deçà du Jourdain étoit estimé íàint en comparaison de celui d’au - delà La différencemême à cet égard étoit très - grande (8), l’un étant simplement appellé k Pays de votre pro •7i, ij)hn, & l’autre, le Pays de la poffejjìon de P Eternel Çç).
(d) Reland , PalœS. illust. C. I. p. k-l 1 ) Deut. II, 251.
R ^ I ^ l C. supr ‘ Tom * L p< m ' m ‘ &
(4) -Deut. xi! 24.
T
(0 Supr. p. 39. & feq.
(61 Supr. Tom. I. p. 572, 573.
(?) Fuller’s Pifgah.Sight. Lib. I, «. 3 .
(8) Reland. ubi supr, c. 4.
(9) Jof. XXII. IS.