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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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ET DES GOMERITES. Liv. I. Ch. XII. 105

les ont étrangement confondus ensemble, en attribuant des noms, des de- sectionmeures & des exploits à lun, qui appartiennent à lautre ; ce qui fait quon 1.

2 beaucoup de peine à découvrir quand cest des Scythes ,& quand c est des HistoireCeltes ou des Gornèrites quils prétendent parler. Ce qu il y a au moins de des Scythestrès évident, cest qu 'Hérodote , Ptolomêe & Jufkin (ct) , pour ne citer que ** **

ocux, ont désigné les Scythes , qui sen retournèrent en AJie, par certains-__

noms, & leur ont attribué des aérions, & des demeures , qui, tout brenexaminé, nappartiennent quaux Celtes ou Gornèrites, quils avoient chaisesdes Pays que ces derniers occupoient en Europe. Un ancien Géographetrès exact (h) nous apprend que les premiers Historiens Grecs donnerentles noms de Scythes & de Cclto-Scythes à tous les Habitans des Régions Sep*tentrionales, quoiquil soit certain quune partie considérable de ces Habi-tans étoient Celtes ou Gornèrites (c) Et il ajoute dans lemémeLivre, quele Peuple qui habicoic de l'autre côté de la Mer Caspienne, cest - á- dire lesScythes, étoienc, par les mêmes Historiens Grecs, appellés tantôt Sam , &tantôt Mejsagètes, quoique le premier de ces noms , au moins, appartîntUniquement aux Celtes , comme nous le ferons voir dans la fuite.

Ces differentes raisons ont engagé plusieurs Savans à les considérer commeun seul Peuple, partagé en diverses branches, dont chacune a eu son nom& ses avantures particulières. Malgré cela , & le silence des Livres Sa-crés, lautorité de Jojèphe a généralement prévalu, tant chez les Pèresde lEglise, que chez les Auteurs Modernes, suivant lesquels les Celtes ouGaules descendent d e Gomer ,& les Scythes deMagog son frère puiné (dj?occe sentiment nous paroit très vraisemblable, Pour ce qui est de la premièreassertion, il ny a aucune raison den révoquer la vérité en doute: car outrele témoignage de l'Hisìorien Ar<r/, nous avons cette preuve démonstrativesque malgré toutes les différentes dénominations quils ont éprouvées, & queles autres Peuples semblent plutôt leur avoir données quils neparoiílentlesavoir prises eux-mêmes *, ils ont toujours conservé leur nom primitif de

a) Ptolom. Geogr. Lib.VI. c. U.& IZ- ,f"nGetTx^^Bocban: rha

Herodoc. L. 1. & IV. j»». L. I. c. 8. &e. Ttodom. & » ^ k. I.

(i) Strab Geogr. L. X!. p. 507. ï- S P's e â i . Le Clerc , k.à. ta

(f) Vìd. Genebr. 1949.-ewis's Introduct G. 8. Sett. 4- J &al. m \ u

ìn Hist. Brian. c. 111. Pezion Ami q. Celt. Gen. X. Pezroa ubi lupi. 4-c « 3. Jun. ia Gen. X. 2.

* Nous entendons par ces noms, non seulement ceux qui Cammériens,

noms primitifs un peu altérés, comme ceux de Cmbres ,Je de Saces , peut-

5 e mitres ; mais auflì ceux de Celtes , de Gaules , úzGalat , . noms ? dont les uns

t tIe auflì de Scythes, de Celte Scythes , de Lelttbêntau, & é ^ôlogies, pour leur fai-íemblent leur avoir été donnés, au moins à en juger par le Y venger de leurs incur*J? compliment fur leur valeur ; & les autres par haine, & P signifiant des Gava*

*j ot >5. Le nom de Celtes , par exemple, en Grec lt-à-o ou > - de leur habileté 4 u»a-l >frs dans Homère & dans Pindare , peut leur avoir été donné â c

nier des Chevaux (1). , Ce i tique . Langue dans laquelle

Un autre Auteur (2) dérive ce mot & celui de Gaule au 2

( 1 ) Goo iwmNot.inComm. Cxsar.I»l. C.i. Nor. 3- (j.) Pezion Antiq. Nat. Celt.Ch P

Tome IV .. ^