ET DES GOMERITES. Liv. I. Ch. XII. 105
les ont étrangement confondus ensemble, en attribuant des noms, des de- sectionmeures & des exploits à l’un, qui appartiennent à l’autre ; ce qui fait qu’on 1.
2 beaucoup de peine à découvrir quand c’est des Scythes ,& quand c est des HistoireCeltes ou des Gornèrites qu’ils prétendent parler. Ce qu il y a au moins de des Scythestrès évident, c’est qu 'Hérodote , Ptolomêe & Jufkin (ct) , pour ne citer que ** **
ocux là, ont désigné les Scythes , qui s’en retournèrent en AJie, par certains-__
noms, & leur ont attribué des aérions, & des demeures , qui, tout brenexaminé, n’appartiennent qu’aux Celtes ou Gornèrites, qu’ils avoient chaisesdes Pays que ces derniers occupoient en Europe. Un ancien Géographetrès exact (h) nous apprend que les premiers Historiens Grecs donnerentles noms de Scythes & de Cclto-Scythes à tous les Habitans des Régions Sep*tentrionales, quoiqu’il soit certain qu’une partie considérable de ces Habi-tans étoient Celtes ou Gornèrites (c) Et il ajoute dans lemémeLivre, quele Peuple qui habicoic de l'autre côté de la Mer Caspienne, c’est - á- dire lesScythes, étoienc, par les mêmes Historiens Grecs, appellés tantôt Sam , &tantôt Mejsagètes, quoique le premier de ces noms , au moins, appartîntUniquement aux Celtes , comme nous le ferons voir dans la fuite.
Ces differentes raisons ont engagé plusieurs Savans à les considérer commeun seul Peuple, partagé en diverses branches, dont chacune a eu son nom& ses avantures particulières. Malgré cela , & le silence des Livres Sa-crés, l’autorité de Jojèphe a généralement prévalu, tant chez les Pèresde l’Eglise, que chez les Auteurs Modernes, suivant lesquels les Celtes ouGaules descendent d e Gomer ,& les Scythes deMagog son frère puiné (dj?occe sentiment nous paroit très vraisemblable, Pour ce qui est de la premièreassertion, il n’y a aucune raison d’en révoquer la vérité en doute: car outrele témoignage de l'Hisìorien Ar<r/, nous avons cette preuve démonstrativesque malgré toutes les différentes dénominations qu’ils ont éprouvées, & queles autres Peuples semblent plutôt leur avoir données qu’ils neparoiílentlesavoir prises eux-mêmes *, ils ont toujours conservé leur nom primitif de
a) Ptolom. Geogr. Lib.VI. c. U.& IZ- ,f"nGetTx^^Bocban: rha—
Herodoc. L. 1. & IV. j»ií». L. I. c. 8. &e. Ttodom. & » ^ k. I.
(i) Strab Geogr. L. X!. p. 507. ï- S P's e â i . Le Clerc , k.à. ta
(f) Vìd. Genebr. 1949. ’-ewis's Introduct G. 8. Sett. 4- J &al. m \ u
ìn Hist. Brian. c. 111. Pezion Ami q. Celt. Gen. X. Pezroa ubi lupi. 4-c « 3. Jun. ia Gen. X. 2.
* Nous entendons par ces noms, non seulement ceux qui Cammériens,
noms primitifs un peu altérés, comme ceux de Cmbres ,Je de Saces ,Sí peut-
5 e mitres ; mais auflì ceux de Celtes , de Gaules , úzGalat , . noms ? dont les uns
t tIe auflì de Scythes, de Celte Scythes , de Lelttbêntau, & é ^ôlogies, pour leur fai-íemblent leur avoir été donnés, au moins à en juger par le Y venger de leurs incur*J? compliment fur leur valeur ; & les autres par haine, & P signifiant des Gava*
*j ot >5. Le nom de Celtes , par exemple, en Grec lt-à-o ou > - de leur habileté 4 u»a-l >frs dans Homère & dans Pindare , peut leur avoir été donné â c
nier des Chevaux (1). , Ce i tique . Langue dans laquelle
Un autre Auteur (2) dérive ce mot & celui de Gaule au 2
( 1 ) Goo iwmNot.inComm. Cxsar.I»l. C.i. Nor. 3- (j.) Pezion Antiq. Nat. Celt.Ch P
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