ET DES G O M E R I T E S. Liv. I. Cri. Xll. 125de ces Princes étoit, selon i’Auceur que nous avons pris pour guide, con-temporain de Tharê , Père à'Abraham , c’est-à-dirç, vìvoic l’An duDélugeIo 7 o, suivant la Chronologie de cette Histoire. Le guide, dont nous par-lons, est le savant Pezron ( a ), qui, à force inapplication&d’écude, a faitdéplus grandes découvertes concernant la Nation Celtique , qu’aucun His-torien qui nous soit connu. Nous souhaiterions,à- la-vérité ,qu’il eûc uséd un peu plus de retenue en fait de conjectures jquoiqu’il faille avouer d’unautre côté, que ces conjectures ne font rien moins que fondées en Pair,à que son Histoire des Celtes a pour elle un plus grand air de probabilité,qu’aucune autre écrite fur le même sujet. En terminant cette Histoire, nousmarquerons les raisons qui nous ont engagés à adopter son idée, s\\ì’Uranus ,par exemple, Saturne , & tous leurs Prédécesseurs, aussi-bien que leursSuccesseurs, étoient des Princes Celtiques, qui ont régné en JJie vers lestems de Tharé & à’Abraham , & à rejetter celle de l’Evêque Cumberland,qui suppose que le Chronus ou Saturne de Sanchoniathon a été Cam le fils deàe, & ainsi de fuite ; parce que nous aurons eu occasion alors de faire voir,que le Système de notre savant Prélat n’est pas appuyé comme celui dePezron fur les.témoignages de divers anciens Auteurs. Nos Lecteurs trou-veront dans l’Ouvrage de ce Père, une Histoire probable de plusieurs an-ciens Héros, aussi - bien que celle des Celtes & des Titans , & seront con-vaincus qu’ilya plus de raisons de croire qu’il yaeude pareils Héros & detels Peuples, que de les rejetter les uns à les autres comme fabuleux.
Mais avant que de commencer leur Histoire, il fera nécessaire de fairemention des Transmigrations & des Exploits des Gomérites en divers en-droits de Y JJie, avant que d’inonderl’£«rope. Car quoique les anciens Géo-graphes & Historiens les désignent par les noms de Titans, de Saces, deCeltes , & autres pareils, il est certain néanmoins qu’ils ont eu en vue lesdescendans de Gomer , à que les noms dont il s’agic, leur ont été donnéspar d’autres Nations, comme nous Pavons déjà insinué, tandis qu’eux- mê-mes ont non seulement conservé le nom de leur Ancêtre, mais ont auílîété connus fous ce nom par les Ecrivains mêmes qui leur en donnent d’autres *.
Qï) Pezron» Ant. Nat, Celt. Ch VIII &c.
* Ceci est exactement vrai à l’égard de tous leurs noms hormis celui de Titans , avec•fitte différence néanmoins, qu’ils les confondoient quelquefois avec les Scythes, ce qui ve.noie certainement du rapport que la proximité du íàng & la conformité de langage & de ma-nières mettoient entre eux. Comme les descendans de Gunter le font étendus de tous co-lés en Europe & en Asie, rien n’écoit plus naturel que de les distinguer par les Pays quil»traveríoient en se rendant en Europe. De • là vient que Ptolomée, Strabon, Pline ,& d’autres,Parlent d’eux, dans le tems qu’ils étoient établis en différentes Provinces de IVê, fous.les®oms de Suces . de Celtes, de Celte-Scythes, de Curetés, de Cumaricns, de C homanens5 de Ombres, Ptolomée en. particulier nous apprend que les Saces, qui vivpiem le long ci u,faxarte , étoient le même Peuple que les Carites & les Comariens (i> “ ltnee etreàns le S mêmes idées quand il dit (2), Au-delà font les Scythes, que les Perles déugnent enSénéral par le nom de Saces, aproxima gente , d’après leur Nation voisine, qm ne pouvoitêtre que les Celtes; parce que, comme Ptolomée le remarque dans un autre endroit, lesChmariens , qui étoient plus civilisés que les Scythes, avaient en uaàriane une Ville ap-
(*1 ïtolom, làb, VI. e, iz.
(r) riin. Hist, L, Vit c, ,7,
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Seoi ion
IV.
Histoiredes Scythes& des Ga-mérites.