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tìifìnìredes Scythesb à Go-mérites.
164 HISTOIRE DES SCYTHES,
/JJìe, envahirent le Pays des Mèdes , & restèrent maîtres durant 28 ansde la plus grande partie de la haute Asie. La cause, qui donna.lieu à leurquerelle avec les Cimbres & à leur invasion en Ajìe, ne se trouve à - la-vérité en aucun endroit, mais est facile à deviner. Nous avons vu que laSophie abondoit davantage en Habitans qu’en Vivres: ce Pays étoit fer-mé du côté du Nord par le froid: ainsi c’étoit naturellement vers le Sudque leurs Colonies dévoient adresser leurs pas, dans l’efpérance d’y trouverdes habitans amollis par une vie plus douce que la leur, & d’avoir le bon-heur, sinon de s’emparer de leur Pays, du moins de passer fur leurs terres,(k obtenir d’eux toutes les choses dont ils pourroient avoir besoin , asind’en être d’autant plutôt défaits:de-là vint qu’ils traversèrent ï Asie avectant de vitesse, & qu’ils menèrent leur Armée victorieuse jusqu’en Egypte .Mais nous lisons que les sollicitations ouïes présensde leur Roi Sammiticusles engagèrent à n'aller pas plus loin. Ils firent auílî quelques incursionsdans le Pays des Philistins; & ce fut dans une de ces Expéditions qu’ilsenlevèrent la Ville de Betshéam à la demi-Tribu de ManaJJe en-deçà duJourdain , & qu’ils l’appellérenc Scythopolis ou la Ville des -Scythes , commenous savons dit dans f Histoire des Mèdes (a). En repassant par la Syrie ,ils pillèrent le Temple de Vénus à Ascalon: & ceux d’entre eux qui commi-rent ce sacrilège, en punition de leur crime, furent affligés d’hémorroï-des, ou, suivant d’autres, de cette forte d’hémorroïdes qui est particulièreau Sexe, & qui resta attachée à leur postérité comme une note d’infamie.Leur Empire auroit probablement subsisté plus longtems en Asie , si leurindolence & leurs exactions d’un côté ,& la perfidie de Cyàxarede l’autre,n’y avoient mis fin, comme nous savons rapporté dans l’Histoire des Mè-des. Nous ignorons ce que devinrent ceux qui échappèrent au massacre,plusieurs se soumirent apparemment aux Mèdes , & restèrent dans le Pays:mais il y a lieu de croire, qu’une partie considérable se mit au service deHèbucadnezar , dont nous lisons que l’Armée étoit en partie composée detoutes les familles du Nord; mais le plus grand nombre, suivant Hérodo-te s’en retourna en Scythic (b), où tout étoit dans un désordre extrêmepar la révolte des Esclaves. Cette Histoire est rapportée de deux maniè-res différentes, auffi-bien que celle de l’Expéditiondes Scythes en Ase,Ôcdu séjour qu’ils y firent. Ja/ím dit que c’étoit-là leur troisième Expédition,«St qu’elle ne dura que trois ans (e), pendant lesquels leurs femmes, croyantne les jamais revoir, avoient,épousé leurs Esclaves, auxquels, comme nousPavons remarqué, leurs Maîtres, quand ils s’absentoient pour quelque Ex-pédition , consioient le soin de leurs Ramilles & de leur Bétail. Aussi lesScythes eurent - ils à peine atteint les limites de leur Pays, que les Esclaves,qui avoient plus d’un intérêt à écarter leurs anciens Maîtres, leur firentdéfendre d’avancer plus loin. Mais Hérodote, qui parle de cette Expéditioncomme de la première qu’ils firent en Asie, & qui affirme qu’elle dura 2 &ans, ajoute (d) que leurs femmes, ennuyées d’une si longue absence, a-
00 Stipr. T. M. P . 347.
{b) II erodoc. Lit). I. c. io<5, IV. c» Z-
(c) Justin. Lib. II. c. 5.(J) iicrod. Lib. IV. c. u.