HISTOIRE DES PHRYGIENS. Liv. I. Cn. XIII. 2OZsiicpour ravir les dernières faveurs à la jeune CallirLoé; & ] a supercherie sectton‘ jonc il avoit usé en faisant semblant d’êcre le Dieu du Fleuve ayant été V.Recouverte, il fut cause qu’on abolit cette imprudente cérémonie. Histoire
Le Simoïs a auffi sa source dans le Mont Ida , tombe dans le Scamandre à Phry-comme nous savons dit, se décharge dans^ la Mer Egée. £*««•x ll elle que puisse avoir été anciennement la grandeur de ces Fleuves, ils neont plu S maintenant que des Ruisseaux, s’il faut en croire nos VoyageursModernes.
Mont Ida est le seul dans ce Pays qui mérite qu’on en fasse mention,j e .plutôt une chaîne de Montagnes qu’un seul Mont, Vida s’étendantopuis la Ville de Zélèia , près des confins de la Myfie Mineure , jusqu’aupO^ontoire de Leftum. Les Poètes racontent que ce fut fur ce Mont quec a},s y ayant été fait juge de la beauté des trois Déesses, prononça ena ^eur de Vénus , ce qui, disent-ils, causa la ruine de Troye.j. Le Terroir de ce Pays passoit autrefois pour un des fertiles de la Terre. Terroir Uí produisoit tout ce qu’il peut contribuer aux agrémens de la vie ; & même Climat.a présent encore on apperçoit des traces marquées de son ancienne fécon-dé, tout inculte qu’il est. Nos Voyageurs modernes représentent la Côtestatique de YHelleJpont comme un Pays charmant & fertile , les Monta-ges étant couvertes de Vignes & d'Oliviers , & les Vallées produisant°ute S fortes de Grains (a).
« Vis-à-vis de Troye étoit Ténèdos
jOstirne toute l’opulence de cette Iles’évanouït avec Troye,k laquelifervoit de port , il ne fera pas mal à propos d’en dire ici ur°fis les anciens Ecrivains conviennent que cette lie fut appellée prémiè-Jpent Leucophrys , & dans la fuite llnédos d’après un certain Ténès ou Tennès ,çî y mena une Colonie du Continent. Tennès étoit fils de Cycnus Roi deo one en Troade , & est représenté par Diodore de Sicile (/-) comme un Prince„ e nfaif anc & juste, qui, après avoir été les délices de ses Sujets durantr v so, fut adoré d’eux après fa mort. Les anciens habitans de Ténèdosimportent de lui quelques particularités, que Diodore de Sicile traite;,de fabu-ç]J es 5 mais auxquelles Suidas & Pausanias semblent ajouter foi. Tennès ,w.^t-ils, étoit fils de Cycnus & de Proclée, sœur de Calctor , qui fut tué parde r Ên roulant brûler les Vaisseaux de Protéfilas. Cycnus , après la mortT-^/^me prgçJée , épousa Phiìonme , qui,étant devenue amoureuse deà f H qu’elle ne put jamais engager à répondre à fa passion, se plaignitle r* époux qu’il avoit voulu attenter à sa pudicité. Stephanus ajoute, queer »°in qu’elle produisit pour vérifier son accusation, étoit un Joueur det e a e *.Vyc««r } ajoutant plus de foi au rapport de fa femme qu’aux pro*quj ^ons de son fils, le fit renfermer dans une caisse, & jetter dans la Mer,
Par ?° rta à caisse dans l’Ile en question, o ù Tennès fut reçu comme envoyéQ u , es Dieux, & proclamé Roi avec de grandes démonstrations de joie.ftjjjíques Auteurs disent, que sa sœur, nommée Hémithèe , ne voulant pas1Vr e à son frère, fut, à fa propre requête, renfermée dans la caisse
environ à deux lieues de la côte. Ténddos.
e cetteun mot.
Q>) Diod. Sicul. L. V. p. 140.Cc 2
00 Tournefort ubi supr.