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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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224 HISTOIRE DES TROYENS.

Section différens petits Partis, qui sétoient répandus dans les Pays & les Iles da-V[I - lenteur, sétant réunies en un Corps, après avoir pris foin damasser uneHistoire quantité considérable de vivres, approchèrent de la Ville, dans le desseindes Troyens, à faire les derniers efforts pour terminer une guerre qui leur causoit tant de peines & dennuis. Mais en ce tems- même les Troyens venoient derecevoir un grand renfort de Mercenaires &dAlïiés: deforte que quand le_ sGrecs investirent la Ville, Hettor les attaqua avec une Armée qui nétoitguères inférieure en nombre à la leur. Les Grecs navoient pas été longternSdevant Troye, quune maladie contagieuse infecta leur Camp. Cettemala-die suc, à ce que dit Homère , envoyée par Apollon, à cause qu Agamemnonrefusoit de relâcher la fille dun des Prêtres de ce Dieu ; mais Héraclide, àpropos de ce passage, affirme quelle fut causée par les chaleurs excessives ,ôc par les vapeurs empoisonnées que le Soleil élevoit, les Grecs étant cam-pés dans des lieux marécageux. La peste fut suivie dune querelle entreAgamemnon & Achille ; car Agamemnon ayant été obligé par le Devin Cal'chas de rendre sa belle Captive à son Père, qui étoit Prêtre d'Apollon, prità la place Briféis, qui étoit tombée en partage à Achille. Ce dernier fut 6sensible à cette injustice, quil se rembarqua avec ses Troupes. Durant fostabsence on en vint diverses fois aux mains, non fans perte considérable depart &dautre, quoique la victoire favorisât ordinairement les Troyens. Dan®un de ces combats Patrócle fut tué par Hesttor ; mais fa mort ne resta paslongtems fans être vengée par Achille, qui revint auCamp, & tua lieBor»après avoir mis les Troyens en fuite. Ce Héros lui-même ne survécut guè-res à son Rival, ayant été tué par Paris. Ainsi périrent plusieurs Chefs d eparc & dautre; mais les Grecs se rendirent enfin maîtres de la Ville, fan*quon puisse dire si ce fut par force, par stratagème, ou par trahison. TouSles Ecrivains conviennent quelle fut prise de nuit. Quelques-uns d'eux di-sent, quEnée & Anténor, qui commandoient les Dardanìens, voyant qd ePrìam ne vouloit entendre à aucun accommodement,même après la mollid 'HeStor & de Paris , firent une paix séparée avec les Grecs , auxquels d slivrèrent la Ville. Les Poètes ont feint que Troye fut prise par le moye sld'un Cheval de bois ; & lon prétend que ce qui donna lieu à cette fable»fut que les Grecs entrèrent dans la Ville par une porte vis-à-vis delaquell eil y avoir leffigie dun Cheval. Peut-être quils entrèrent dans Troye par ufl ebrèche faite à laide dune Machine de bois appellée Cheval , & semblableà celle dont les Romains se servirent plusieurs siècles après pour battre I e ?murailles, & qui avoit la figure dun Bélier , auffi-bien que le nom. Quo 1quil en soit, les 6,vcr sétant à la fin rendus maîtres de Troye , y com mi'rent toutes les cruautés & toutes les abominations dont un Ennemi, rest'du furieux par une longue résistance, peut être capable. La Ville fut rédui'

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Généraux Grecs, qui aíïïégeoient Troye la dixième année: fiction (fi cen est une) qui fe s0I ítrès mal placée, si les Grecs avoient déjà été campés devant Troye pendant dix ans. Learticle, fur lequel les Auteurs diffèrent, est, que les uns disent avec Thucydide (i),3 ^toute lArmée Fut employée à subjuguer les Alliés des Troyens, pendant que d'autres aílînfl 01avec Hérodote, quun Corps considérable campa devant Ttoye durant dix ans.

(i) Thucyd. Lib. I. p. ».