HISTOIRE DES MYSIENS. Liv. I. Ch. XìV. 229paifleur,& 50 de hauteur, écant chacuned’une feule pièce, LaScatue deJa- Sectionpiter , qui faìsoit un des Ornemens du Temple, étoit d’ivoire, & d’un travail 1.exquis (a). Cette Ville se défend) t glorieusement contre Mìthìdate , qui per- Histoiredit devant ses murs 300000 hommes, fans pouvoir s’en rendre maître. àAH/àr.Cependant ses anciens habitans, aqíïi - bien que ceux de rile,paíTòient gé- '
Oralement pour une race lâche & efféminée , enforte que dès-qu’unhomme faisoit quelque action indigne, par un motif de crainte, on l’appel.*loìc par mépris un Habitant de Cyzique sb). Cicéron (c) représente ceux deson tems comme un Peuple pacifique,ennemi du tumulte, & sensible auxdouceurs d’une condition tranquille. La Monnoie courante de cette Ile,a ppellée Stater , & pesant dix-huit dragmes, étoit si bien travaillée, qu’onda regardoit comme un prodige de l’Art *. Les habitans vantoient beau-coup leur antiquité, Óí difoient que leur Ville avoit été donnée comme undouaire àProserpine par Jupiter , & adoroient à cause de cela cette DéesseComme leur principale Divinité. Pour ce qui est de la beauté, de la gran-deur, des richesses & des loix de cette Ville, nous renvoyons nos Lecteurs àAppì an ( d ). Elle fut ruinée par un tremblement de terre ; & ce qu’on a puétirer de ses Colonnes & autres Ouvrages de marbre, a été transporté à Con-ftantinople pour embellir cette Ville du tems àe$ Romains : zïïe fut la Capitalede 1 ’fïellespimt Consulaire, mais ce n’est plus à présent qu’un Village connusous les noms de Chizìco, de Spìga, & de Palormi.
Parium , qui dut ce nom, suivant quelques Auteurs, à Parus fils de Jason.
On croit qu'à/n/ogue, fameux pas ses Vers lambiques, étoit natif de cette^ilie,où l’on voyoit ausli un Cupidon nud, qui n’étoit pas inférieur en beau-té à la fameuse Vénps de Gnide. Pline (e) fait mention d’un certain Ophio-gène, qui vivoit dans le voisinage de cette Ville, & qui avoit le don deguérir par son attouchement la morsure des Serpens. Près de - là étoit unsuperbe Temple dédié à. Apollon, surnommé Aftœjs, & à Diane, dont lesruines furent employées à bâtir un Autel à Parium , qu’on regardoit com-ttie une des Merveilles de YAJìe. Les anciens Pariens étoient une Coloniede Miléstens. Dans la fuite les Romains envoyèrent aussi une Colonie à Pa-rìum , ik une autre à Troas. Homère fait de Parium & d ’Aàrasbie une feule&même Ville ; mais Strabon les distingue lune de l’autre. Parium n’estPlus à présent qu’un Village, mais garde encore son ancien nom.
. _ Lampsacus , ou Lampsacum, étoit située à i’emrée de la Propontide vis - à-vìs de Callipolis dans la Chersonnèse de Thracc. Elle fut bâtie, suivant queL-
(«) Xiphilinus in Dione. Pliu, L. XXXVI. (c) Cicer.Act. III. in Verr.c> 15. (J) Appian. in Mitbridatico,
(6) Hezychius. Erafra. Chiliad. (e) Pliu. Lib. VIL c. 2.
„ * C’estce qui donna lieu au Proverbe Grec Kvfayio) ptíítî/ie?, pour marquer qu une cfto{e étoit gravée en perfection ; comme íi les Pièces de monnoie Cyzicietmes étoit le derniereffort de l'Art, Ces Pièces représentoient d’un côté Cybèle, la Mère des Dieux, & de l’au-,re un Lion; ce qui a fait conjecturer à quelques Savans, que le Proverbe, que nous ve-j, 0lls de citer, pourroit fort bien exprimer le caractère de ceux qui ont la timidité d’tmec ®Bie, quoiqu’ils affectent d’avoir le courage d’un Lion (r).
(i) Erasm. Chiliad.
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