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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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264 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c.

Section ] e j our q U en tems ,j e lumière & de ténèbres, ou bien en teins de veilles& de dormir, & lannée en tems de semer & de recueillir.

LeurGou. Leur Gouvernement étoit encore plus grossier & plus barbare: chaquevernemerît. Ville, & presque chaque Village, avoit son Chef, qui portoit le titre deRoi. De- ce nombre prodigieux de petits Royaumes, dont la Grèce étoitremplie. Le peu que nous en savons se réduit.à peu près à leurs noms, &à ceux dun petit nombre de leurs Rois, dont il est fait mention dans lHis-toire des autres Royaumes plus considérables de la Grèce. '

Loix. Nous ne trouvons pas quils ayent eu un Corps de Loix avant le temsdes Archontes Athéniens : jusqualors toute FAutorité résidoit dans la person-ne de leurs Rois. Dans des cas importans & douteux, ils consultoient quelqueOracle; car ils en avoient pluíieurs, dont les deux plus célèbres étoient celui deJupiter à Doclune , & celui à'apollon à Delphes, fur la Montagne du ParnaJJ'e *

Leur

* On sattend fans doute ici, que nous donnerons du moins une idée superficielle de cesOracles, qui étoient en íì grande vénération , quon les confultoit dans presque toutes lesAffaires générales, & même dans bien des Affaires particulières , pour peu que ceux qui lc sinterrogeoient, fussent en état de payer. Un grand détail fur ce sujet nous mèneroit troploin, ainsi nous nous bornerons à une courte description de celui de Delphes , qui étoit leplus fameux & le plus fréquenté, non seulement de la Grèce , mais mémo de toute, la Ter-re, tant à cause de son antiquité, (égale à celle de lt 'racle de Jupiter à Dodone ) que parcequ 'Apollon, à ce quon simaginoit, y présidoit dutie fa;on particulière ,& devoiloit lavenif.aux Hommes. Cet Oracle lemportoit aussi fur les autres en fait de clarté & de certitude dansfes réponses; mais plus particulièrement encore par la magnificence de son Temple , dont lesrichesses étoient quelque chose dincroyable.

Nous parlerons dans un autre endroit de fou origine & de fa magnificence, en nous at-tachant uniquement ici à marquer en peu de mots, comment on confultoit cet Oracle , &de quelle manière il rendoit fes réponses. Pour ce qui est des Oracles des autres Pays , oUde quelques autres Dieux , le Lecteur pourra s'en former une idée dans l 'Archéologie Grec -que du lavant Evêque Potier.

I. Ceux qui consultoient lOracle, dévoient faire quelque présent considérable au Dieu.2. Ils lui offraient aussi quelques sacrifices , & suivant quon en tirait un augure heureux odmalheureux , la Pythie confultoit le Dieu ou refusoit de le consulter, 3. La question quòdproposoit devoir être exprimée en aussi peu de mots quil étoit possible. Nous omettons quel-ques autres circonstances de moindre importance, & qui varioient suivant le tems, la qualii®de ceux qui consultoient lOracle, & la nature de la demande quils faifoieiit,

II. On ne pouvoic consulter lOracle que durant un seul mois de lannée, & cela au prit 1 'tems. Le septième jour de ce mois étoit appellée le Jour de la naijsance d,'Apollon , parc®quanciennement la Pythie ne donnoit de réponse que ce jour-. La foule étant trop gran-de , on fut obligé dallonger le terme. Dans la fuite la Pythie fut inspirée une fois p atmois (1).

III. Cétoit originairement une Vierge qui devoir rendre la réponse ; mais une dell® sayant perdu (â virginité, 011 savisa enfin de prendre des Femmes âgées de plus de cinquanteans, afia quen cas de malheur au moins elles ne parussent pas enceintes. Ces Femmes néan-moins dévoient être habillées comme des Vierges , mais simplement & modestement, p° atne point donner dans la vue â ceux qui venoieut les consulter.

Les Savans ne font point daccord fur létymologie du nom de Pythie , les uns le dés**vant de celui du Serpent Python , qui fut tué par Apollon; & les autres, avec plus de p r0<habilité , de Python , qui étoit un autre nom de Delphes, lieu lon confultoit lOracle*comme nous le verrons dans la fuite de cette Histoire. Quand celui qui venoit consolélOracle sétoit acquité de toutes les cérémonies préliminaires, la Pythie , après sêcre

(1) Plutarch. Gisc. Qusst, j.