HISTOIRE D’ARGOS. Liv. I. Cii. XVíL 277
,!6. Eurysthée, fils de Sthenelus, qui avoit été élu Roi de\Mycènes, ou,suivant d’autres, qui avoit succédé à son Père, commença á regarder cejeune Héros d’un œil de jalousie. Son droit à la Couronne, comme filsd dmphithryon son cousin germain, pouvoit devenir dans la fuite unesource de troubles. Enfin la haine de ce Prince contre Hercule en vint auPoint qu’il mit en œuvre toutes sortes de moyens pour le perdre. Herculerçui ne l’ignoroit pas, étant toujours obligé d’entreprendre par son ordrequelque expédition infiniment dangereuse, alla consulter sOracle, & enIe Çut pour réponse, que les Dieux trou voient bon qu’il servît EurysthéePendant douze ans: réponse qui le plongea dans une fi profonde mélanco-J e > qu’elle se changea en fureur, durant laquelle, parmi d’autres actionsde désespoir, il tua fa femme Mégare , & tous les enfans qu’il avoit eu d’el-. , qu’on suppose avoir été au nombre de douze, à cause que le Roi luijjnposa ce même nombre de Travaux pour expier leur mort; après quoi^ °fage de la raison lui revint («). La plupart de ces Travaux étant fabu-leux , L quelques - uns d’eux, comme nous l’avons déjà remarqué plus d’une|°is,ayant probablement été pris de Samson, & de quelques autres vail-an s Hébreux , nous les donnerons dans une Note, afin de ne pas inter-î^mpre le fil de l’Histoire de ce Royaume, avec laquelle la plupart de ces"svaux n’ont aucune connexion *.
(s) Diodor. Sicul. L, IV. p. 153. Apollodor. ubi fupr.
P *5 prémîer des Travaux qui lui furent imposés , fut de tuer eu Achaïe le Lion de ta1 de Némée , dont la peau étoit à l’épreuve de toutes fortes d’armes. Hercule le prit
á la
gorge & l’étrangla,- en mémoire de quoi il en porta dans la fuite la peau fur ses épaules.
e n aslbmma l’ Hydre, Monstre à deux têtes, dont une u’étoit pas plutôt abattue, qu’iln venoit deux autres à la place.
H terraífa le Sanglier à'Erimanihe, & f apporta tout en vie fur ses épaules: spectacleeffraya tellement íe Roi, qu’il alla fe cacher dan- un muid de cuivre. Ce fut dans cetteîMtz expédition qu’il vainquit les fameux Centaures (i).
IV. n arrêta une Biche, qui avoit des cornes d’or, &qui étoit d’une légèreté surprenante* la course.
j. V. II nettoya les Ecuries SAugias en un seul jour, ce qu’il fit en détournant le cours du■cuve Alphée, dont les eaux firent ce qu 'Eurysthée avoit exigé à'Hercule.
Y f. II tua à coups de flèches les Oiseaux du Lac Stymphulis, qui vi voient de chair h u»8 \n ’ c '' autres disent qu’il ne fit que les chasser (2).dev fl surmonta eu Crète le fameux Taureau, dont Pafiphaé, épouse de Mina , étoleobf 6 ' 1116 coureuse. Dans cette expédition, après avoir aidé Jupiter à défaire les Titans, ilait de ce Dieu la grâce de Prométhée, & détacha ce dernier du Mont Caucase.
(j e f f f- Il emmena de Thrace les Cavales de Diawèïe, qui étoieut attachées avec des chaînesPr>r ^ à des atteliers de cuivre, & qu’on nourrissoit de la chair des Etrangers qui paífoieuts U i e Píiys. Hercule commença par leur faire dévorer leur propre Maître, & les amena en-info > F- Ur y(lhée , qui les consacra à Junon. La race de ces Cavales fut conservée, dit -ou,Oen ÏU t - ems d'^à«»à. Entre cette expédition, & celle dont il fut chargé immédiate-après, il accompagna les Arganautes : entreprise dont nous parlerons eu fou teins.
• H enleva la Ceinture de la Reine des Amazones ; &c 0ttini S î^oupeaux de Gérion en Espagne'. Royaume, aux extrémités duquel il érigea,aux bouts du Monde connu alors, les deux Colomnes qui portent son nom. 11 vint
f 1 ) Paqjao. in Arcadie, c, 2 z.
(z) Apollod, L, II. Diodoi. Sicul. L. IV,
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Sectton
m.
Histoired'Argos.
Eurys-
thée.