HISTOIRE D’ATTIQUE. Liv. I. Ch. XVII. 280
5- Pandion, fils à'EriMonius , &Père d ePrognè & de Philomèìe ; dont la Sectiontriste destinée, tant célébrée par les Poëces, le fit mourir de douleur, après Hì ^ ireun Règne d’environ 40 ans. <rAttique.
6. Ereâhèe , fils de Pandion, passoit pour un des plus puiílans Princes--
de son teras; c’eíl ce qui engagea Borée , Roi de Thrace , à rechercher son Pandion,fiance en lui demandant en mariage sa fille Orithie, qu’il enleva ensuite, Erecthée.* le pouvant l’obtenir autrement. EreSlhée , après un Règne de 50 ans,eut
m malheur d’être tué dans une bataille contre les Eleusiens. 11 laissa plu*àurs fils, qui se disputèrent la Couronne, & convinrent enfin de s’en re-mettre à la décision de leur beau-frère Xuthus , qui jugea en saveur desai-nommé Cécrops. Les deux autres frères en voulurent tant de mal àXuthus, qu’ils le forcèrent à quiter l' Attique , où il s’étoit réfugié, quand sesfrères l’eurent chassé de Thejjaìie.
7. Cécrops IL fils ainé á’Erecthée, fut le premier qui rassembla en dou- Cécrops25 Villes le Peuple qui avoit vécu jusqu’alors dans des maisons ou des ca- H-banes répandues çâ & là à la campagne, fans observer ni ordre ni distan-ts 6 régulière ; mais après un Règne de 40 ans il fut détrôné par ses deux
frères Métion & Pandore dont le tems n’avoit pas appaisé le mécontente-ment, & obligé à se retirer en Egialée, où il mourut.
8. Pandion II. fils de Cécrops II. fut pareillement chassé à'Athènes par les Pandionms de son Oncle Métion , qui prit pendant quelque tems en main les rênes 1L
Gouvernement. Pandion se retira à la Cour de Mégare, où Pylas, qui® c cupoit alors le Trône, lui donna en mariage fa fille Pélie , & le nommamms la fuice son Successeur à la Couronne. Durant le séjour qu’il fit dans cepys il eut quatre fils, qu’il amena avec lui à Athènes (a) *, d’où il chassa‘ e s fils de Métion. Après un Règne assez court, il laissa ses Etats à ses qua-tre fils, ou bien ces derniers les partagèrent entre eux après fa mort, cequi n’empécha pas que le l itre <tk la Dignité de Roi ne restassent à l’ainé,
Uommé Egée (b).
9. Egée,se voyant un objet de mépris pour ses Sujets, à cause qu’il n’a- Egée.Voit point d’enfans de les femmes, & de raillerie pour son frère Pallas ,
qui avoit cinquante fils fans compter les filles, alla consulter l’Oracle deDelphes, & eut pour réponse, qu’il s’abstînt d’avoir commerce avec aucu*
femme, jufqu’à ce qu’il fût de retour á Athènes (c). Cette réponse é-mgnratique l’onligea à s'adresser à Pitthèe, Roi de Trézène, qui étoit alorsatneux par fa sagesse, & par le talent qu’il avoit d’expliquer les Oracles,^interprétation qu’il donna de celui-ci à EZ^e,tut de le prier de coucheraVe c fa fille Ethra, qui devint enceinte , le Prince Athénien n’ayant garde
fn) Apollod. L. III. c. z. (c) Plutarch. in vit. Thés.
Pausan. m Attic. Apollod. ubi supr.
d P * 11 Y a plus d’apparence qu’il ne revint jamais à Athènes , mais qne qnand ses fils furenten V fi stUs ërands, il les envoya pour enlever l ’Attique aux Mèiioniàes : de - là le partage qu ils"sent entre eux, & qui étoit bien justè, puifqu’ils avoient partagé le péril.
Pespace de 25 ans, que les Chronologistes (1) assignent an lvêgne de P andion II , tem-P'utôt destiné à marquer lTntervalle de l'Usurpation ou finterrègne depuis l’Expulsioné crops jusqu au Règne de son petit fils Egée.
^ ( 1 ) Pausan. Apollod, ubi supr. Plutarch. iil vit. Hies.
Potne IV. O o