HISTOIRE DE THESSALIE. Liv. I. Ch. XVII. 3x5res derrière eux («). Cependant le nom de Theffalie prévalut avecletems, Section& vint à signifier les quatre Régions. Quelquefois le Pays en question a VI *•compris la Magnésie, & d’autres fois pas: de-même la Thessalie s’est quel- Histoirefiuefois trouvée jointe avec la Macédoine ,< 5 t en a quelquefois été séparée, ^ T hejsalie .pour y être rejointe ensuite (b).
La Theffalie, proprement ainsi nommée, avoit à l’Orient les Provinces Situationdo Magnésie & de Phthie , bornées l’une & l’autre par la Mer Egée. Ses & étendue.limites à l’Occident étoient l 'Illyrie &l’Epire,qu’on nomme présentementAlbanie ; au Nord la Macédoine & la Mygdonie; & au Midi la Grèce propre-ment dite. Elle s’étendoit d’Occident en Orient d’environ 1 degré 4 o mi-nutes, c’est-à-dire, depuis le 24. degré 10 minutes jufqu’au 25. & demide Longitude Orientale, & du Septentrion au Midi depuis le 39. degré5o minutes environ jusqu’au 41. degré de Latitude Septentrionale.
Elle étoit fameuse par ses vingt-quatre Montagnes, dont voici les plus Raretésremarquables. 1. Le Mont Olympe, dont les Poètes ont tant célébré la Naturelle uhauteur. 2. Othrys, où le Roi Pirithous régna fur les Lapithes. 3. Pélion.
4 OJsia, qui, aussi - bien que Néphélé , servit suivant la fable de demeure auxCentaures, qui furent dans la fuite tués ou chassés par Hercule, en punitiondes insolences qu’ils firent aux noces de Pirithous. Dans ce même Pays étoientles Plaines de Pharsale, & la délicieuse Vallée de Tempé, qui peut avoirenviron six miles de longueur, & cinq de largeur, si agréablement situéeentre les Monts OJsia, Pélion & Olympe , & arrosée par le Fleuve PénéeHui couloit tout au milieu, qu’on la tenoit pour le Jardin des Muses. Lesnords Méridionaux de la Thejsialie étoient habités par les Dolopes & lesMyrmìdons *, qu’ Achille mena à la Guerre de Troye.
Tout le Royaume de Theffalie étoit beau & fertile, étant arrosé par di- Fleuves.Vers grands Fleuves, qui traversent le Pays. Les principaux sont, le Fé.
*lée dont nous venons de faire mention, Y Aliacmon ,Y Erigon & YAxius,qui se jettent tous dans la Mer Egée, près du GoJphe de Theffalonique, ap-pelle anciennement Sinus Thermaicus. Ce Pays paroi t avoir abondé plusqu’aucun autre en Plantes & en Drogues venimeuses : delà vient que Plan-te s’est servi du mot de Theffalus pour exprimer quelque chose de venimeux.Cependant, à tout prendre , c’étoit une Contrée si délicieuse & si fertile,qu’elle se trouva plus d’une fois exposée à des invasions étrangères.
Les Villes les plus remarquables étoient, 1. Lariffe, célèbre pour avoir Fui esretcté la patrie á'Achille, surnommé pour.ceçte raison Lariffeus f. Cette Villetrouvoit admirablement bien située, étant près du Golphe dé Thcffaloni- ’’
. («) Ovid. Metamorph. in init, Apollod. L. (/>) Cluver. L. IV. c. 8. Mêla L. II.c. 7. c. 3. & 4.
u * Ces derniers tiroienc leur nom du mot de fwfftjjl, une Fourmi , non pas, comme lesfoëtes font dit, pares qu’un fils de Jupiter , nommé Eaque, voyoit son Pays dépeuplé, avoitot| tenu de son Père, que des Fourmis, métamorphosées eu Hommes, lui fournissent den °uveaux Sujets; mais, comme Strabon fobferve, à cause que ce Peuple excelloit à culti-Ver la terre, & imitoit les Fourmis eu fait d’économie & de diligence.
, t D’autres disent qu’il nâquït à Phthie , & ce sont particulièrement les Poètes qui lui”°unent cette Ville pour patrie. Cette diversité peut venir de ia proximité des deux Vit*es > ou peut-être de ce qu’étant né dans l’une, il avoit fait un long séjour dans ”autre.
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