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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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32 6 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c.

Section amende considérable. Les Phocéens refusèrent de payer cette amende fouivif. prétexte quelle étoit excessive, & sattirérent de la part des AmphìdtyonsHistoire une sentence plus sévère encore, par laquelle toutes leurs Terres furent con-de Phocú fisquées au profit du Temple. Cette nouvelle condamnation ne servit qu'a

^_irriter davantage les Phocéens, qui, à liníligation dun certain Philomèle,

ou Philomède comme Plutarque lappelle, pillèrent le Temple. Ce secondcrime leur attira sur les bras tous les Etats de la Grèce. La guerre quonrésolut de leur faire, fut nommée la Guerre Sainte, & dura dix ans. LeSPhocéens, ayant pris à leur solde des Troupes étrangères, se défendirentparfaitement bien, & auroient fait probablement une résistance encore plu*longue, si Philippe de Macédoine ne leur eût point porté le dernier coup. Laguerre étant finie, le Grand Conseil se rassembla, & imposa aux Phocéens uneamende annuelle de soixante talens,qui devoitêtre payée au Temple, jus-quà ce que tout le dommage eût été réparé. Aussi longtems que cela nsscroit point fait, il ne leur étoit point permis de demeurer dans des Ville®murées, & ils n'avoient point voix dans lAssemblée générale. Un châti-ment si rigoureux ne fut pas de longue durée; car leur valeur ayant renduleur secours nécessaire, on fut charmé de leur remettre la peine quils avoientencourue. Ils se conduisirent toujours dans la fuite en gens de cœur, #n'attendirent pas longtems à réparer entièrement la faute quils avoient com-mise, comme nous le verrons dans le Chapitre suivant. Le prodigieux'concours de ceux que la Cour des Ampìn&yons , lOracle d 'Apollon, & l eSJeux quon célébroit à lhonneur de ce Dieu , attiroient à Delphes, pourne rien dire des présens quon y apportoit de toutes parts, même du fondde la Scythie, prouve suffisamment que cette Ville dévoie être unedesplu Sriches de la Grèce: avantage qui lexposa plus dune fois au malheur d'êtrspillée, comme nous le verrons dans la fuite.

La seconde Ville, tant par son ancienneté que par sa grandeur, étoit cel-le à'Elatée, située sur le Cèphife. Cette Ville fut bâtie par Elatus fùs à' Apcas quatrième Roi à'Arcadie, & peuplée par une Colonie à'Arcadiens, q lUvinrent avec Elatus en Phocide (a),

Aba étoit fameuse aussi pour avoir été fondée par Abas fils de Lyncée &d Hypermnejìre ,comme aussi pour avoir eu dans son sein un Oracle 8»pollon. Cette Ville fut aussi la seule quon épargna après la Guerre Saintspendant que toutes les autres furent détruites : distinction qui lui fut ac-cordée en considération à'A pollon à qui elle étoit consacrée, ou, suivantPaufanias , à cause quelle navoit point eu part au sacrilège commis con £rele Peuple de Delphes. _

Cirrha , qui servoit de Port de mer à Delphes ; & Crissa, appellée aínhdaprès CriJJus , fils de Phocus. Lune & lautre de ces Villes étoient située 5fur la Baye de Corinthe , quon trouve quelquefois désignée par le nom d eSinus Crisscus.

La dernière Ville tant soit peu considérable étoit Daulide, non paspar sa grandeur ou par ses richesses, que par le courage de ses habitons, ^

(a) Pausau. in Phocid. Vid. & Byzant. sub voc. i 'fwnm