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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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HISTOIRE DE CORINTHE. Liv. I. Ch. XVII. 33 i

Monde 2+90, quenviron sept ou huit générations, 011 470 ans, quand fa Section| ! gne fut éteinte, ou, suivant dautres, détrônée, & chassée du Royaume Vin.Par Aletes, un des Hèr adules , vers lÁn du Monde 2920. Tout ce que Histoireflous savons des Rois descendus de lui, se réduit à peu près à leurs noms , de Corinthe.^ à la durée de leurs Règnes ; ainsi nous croyons pouvoir nous dispenser;'o inférer ici la liste de ces Princes, dont les noms se trouvent dans la Chro- à^Oéiu eKque d'Eusèbe, K nous nous contenterons dindiquer les principaux évène- 1915/á-^^ens de lEpoque en question. Après que la ligne de Sisyphe eut pris fin, les vant j. c.-b-ois, descendus à/Jktes, affectèrent de sappelier Heraclide*, à cause que IoS 4 -fle Prince étoit artière-petit-fils dunfilsd Hercule (a). Ils changèrent dansj® fuite ce nom en celui de Bacchiades, daprés Bacchis , le cinquième enAscendant depuis Aletes } apparemment à cause quil étoit plus fameux ouPUis estimé que ses Ancêtres. Ces Bacchiades tinrent le Royaume de Cort»-t le presquaustì longtems que les Béraclìdcs ; après quoi les Corinthiens setrouvèrent si las du Gouvernement Monarchique, quils lanéantirent fousJflflrdernier Roi Telejìes. Ce Monarque sétant rendu extrêmement odieux àRs Sujets, deux de ses parens, nommés Arièe & Pérantas , formèrent uneinspiration contre lui, & lui ôtèrent à la fois 1 a Couronne & la vie, aprèsAfl Règne de 12 ans (Z»), & lA n du Monde 3104. Après fa mort deux cens., e $ principaux Bacchiades semparérent da Gouvernement* , & partagèrent AnnéeAutorité Souveraine entre eux, en mettant à leur tête un Magistrat suprê ^ De, ûs etAe désigné par le nom de Prytanis. Corinthe resta soumise à lAristocratie natj.c.Jes Bacchiades jusquà lAn 3349, quand Cypsele, qui descendoit deux par 1900.

'3 Mère f, ayant été avertie par f Oracle quil seroit Roi de Corinthe , &

(<*) Pausan. in Corinth. c. 4. (A) Idem ibld. & Diod. Sicul. L. IV. &c.

* A-la-vérité quelques anciens Auteurs assurent qu Automhie , fils de Télestes , régna un*a après la mort de son Père (l), & il se pomroit trës bien que ce Prince eût fait quelquetentative pour monter fur le Trône; mais Pausanias 11e fait aucune mention de lui, & affir.jsle au contraire, que la dissolution de leur Monarchie suivit immédiatement la mort de-lestes (2). Ce quil y a de certain, cest que le Gouvernement fut changé en Aristocratie, ladernière année du Règne de ce Prince, & la première de celui de son fils.

t Sa Mère Labda fille d ' Amphion, un des Bacchiades, étoit fi difforme, quaucun dea Tribu ne voulut lépouíer. Cest ce qui obligea Con Père à la donner à un certain Eêtion,esoendant Aes Lapithes, contre la maxime constante des Bacchiades, qui jufqualors avoienttufé de se marier dans dautres familles, pour ne point partager leur autorité. Cet Eitiotia yant point denfans alla consulter lOracle de Delphes, qui lui dit en termes assez obícur s,

C, e ^ femme lui donneroit un fils qui seroit le fléau de Corinthe. Les Bacchiades, dun autre a y anc été avertis, quoique dune façon enveloppée, quils eussent à se garder de laHérité â'Eêtion, envoyèrent dix hommes de leur Corps pour tuer Pensant que Latda ve-çj^de mettre au monde. Ces émissaires, en se rendant à la maison d 'Eêtion, convinrent quen Ul à 9 ui Pensant seroit remis, le tueroir. Comme la commission de venir féliciter Eêtion auf lt 11 de leur Corps servoit de prétexte à leur visite , Lahda , qui ignoroic leur intention, neh ^ctine difficulté de donner Pensant au prémier qui le demanda. Mais cet enfant ayant sourihaï, ' fi UI ' le recevoir, ce dernier neut pas Ja force de le tuer, & le remit à un de ses com-stui à son tour, touché de pitié, ie donna à un troisième, & ainsi de fuite,a ce que Pensant fût revenu à la Mère

H a Peine les Députés furent - ils sortis de la maison, quils sentresirent des reproches de0lr point exécuté leur commission, & convinrent davoir une égale part au meurtre.

(O Euseb. Diodor. Sicul. Sc a l.

T t 2

(r) Pausan. in Corinih, c, 4.