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Hitìoirefie C crin -the.
334 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c.
Tous ces exploits cependant, si nous en croyons les Poëtes,ne se firentpas fans un secours miraculeux. Minerve, sensible aux malheurs de ce Prin-ce , lui prêta le fameux Cheval Pégase *, après avoir pris la peine de f ap-privoiser; & ce fut par le moyen de ce Coursier ailé qu eBellérophon vint àbout des entreprises les plus difficiles, & en particulier'de celle de tuer laChimère (a), contre laquelle Neptune lui fournie auífi quelque assistance. Cesdifférens succès, & le changemety. avantageux de son état,lui inspirèrentune insolence qui lui attira de nouveaux malheurs, désignés par la sablérapportée dans notre dernière Note,qu’il voulut s’élever jusqu’au Ciel sutPégase, mais qu’il tomba du haut en bas de la Vallée de Ciiicic , où il mou*rut aveugle (b). .
Nous avons dit ci-dessus que Thoas, fils d’Ornytion, succéda à Créon oïlGlaucus ; la Couronne passa ensuite à son fils Démophon,à son petit-fils Pto-pidas, & enfin à ses deux arrière-petits fils Doridas & Hyanthidas. Céfut fous le Règne de ces derniers, que les Doriens envahirent le Royaume,ayant à leur tète Aletes , un des lléraclides, qui força les deux frères à lutcéder la Couronne, & à mener une vie privée dans la Ville de Corinthe. &îctes étoit fils de cet Hippotes qui avoit été banni du Péloponnèfe pour dtéans, par ordre de l’Oracle de Delphes, pour avoir tué un Prophète Arcaf‘nanien, nommé Camus, dans la guerre des Epigones contre Thèbes , com*me nous savons vu dans une des Sections précédentes.
Ce n’est pas que les Corinthiens ne sc défendissent courageusement ;mai$par malheur pour eux, Aletes Òí ses vaillans Doriens les chassèrent de lentCapitale, & restèrent à la fin tranquilles positsseurs du Royaume. D 'AleteSl’Autorité Souveraine passa à ses descendans fous les noms d ’Héraclides &de Bacchiades jusqu’à 'Célestes, le neuvième depuis lui. Ce Prince étant fortjeune quand son Père Arìstomède mourut, avoit été confié aux foins de fortOncle Agèmon, qui peu de tems après monta fur le Trône, & en resta nostseulement le maître pendant seize ans, mais le laissa à son fils Alexandre,qui, après savoir occupé durant l’c-fpacede vingt* six ans, fut enfin tué parCélestes, qui porta la Couronne, jufqu’à ce qu’il eut enfin le malheur d’ê-tre massacré par une Faction, comme nous savons dit. Les 200 Bacchiadesétablirent immédiatement après l’Aristocratie fous des Prytanes annuels ( 0 *
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(«) Apollod. L. II. c. Z. (c) Paufan. ubi supr. Euseb. Chroii. L* f*
Qb) Idem ibid. Pautài*. Diod. Sicul. & aï. Diod. Sicul. L. IV.
* Les Poètes disent que ce fameux Cheval nâquit du sang de Méduse. Les CorinthitiHavoìent un Temple dédié à Mire) ve , qn’ils íumommoient Chalinitìs , du mot Grecune bride, parce que cette Décile avoit bridé Pégase pour l’uíáge de Bellérophon.
La Fable ajoute, que ce Héros étant fur le dos de Pégase, fut fi effrayé en fendant Mairs, qu’il tomba à terre, & que le Cheval, fe semant íims Cavalier, s’éleva jufqu’au Ci»»où il fut changé en une Constellation, qui porte encore son nom.