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IX.
îìijìnirede La:édé-more ouSparte.
340 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c.ceux qui gouvernent, s’attacha, selon son inctinacion ou ses intérêts; & c eftce qui obligea les deux Rois à s’efForcerde gagner l’affection de leurs Lujetspar des libéralités, de nouveaux privilèges, & d’aucres marques de com-plaisance, qui,quoique d’usage pour les vues actuelles de ces Princes, f"'rent pourtant dans la fuite très préjudiciables à {'Autorité Royale. L es La*cédémoniens ne tardèrent pas à s’en a apercevoir; & ne pouvant douter q" eleur bienveillance ne réglât en quelque forte le degré de pouvoir de leursPrinces, ils devinrent plus infolens à proportion du besoin qu’ilssentirentqu’un des Compétiteurs avoit de leurs secours pour se maintenir contre l’a a *tre, & le tout au détriment de la Puissance Souveraine. L’effet de cet-te forme de Gouvernement fut que le Peuple, au-lieu de devenir pin*traitable par tant de témoignages de bonté, en devint plus mutin «£plus opiniâtre, tournant les bienfaits qu’ils obtenoient, contre ceux-là me-mes qui les leur accordoient pour gagner leur affection, & noircissant ou per-sécutant ceux qui avoient le courage de leur résister. Ces divisions exposè-rent la Dignité Royale à un tel mépris, que le Gouvernement se trouva fn/le point de devenir une véritable Anarchie, quand le grand Lycurgue e. np ílten main les rênes durant une partie de la minorité de son neveu Charila llS •
Ce fameux Législateur étoit fils de Polydeíìe, sixième Roi de laLig n ®Eurytionienne , mais d’un second mariage. Son frère ainé étant mort sa^laisser d’enfans, la Succession à la Couronne lui appartenoit de droit: aum
fe chargea -1-il de l’administration des Affaires provisionnellement,àcauieque fa belle-sœur pouvoit être enceinte. Cette Princesse l’étant eneffcGlui envoya dire sous main, que s’il vouloit lui promettre de Tépouser, e" eferoit périr son fruit. Lycurgue , quoique cette proposition lui fît horreur»dissimula néanmoins, & amusant fa belle-sœur par différens prétextes, "la mena jufqu’à son terme. Quand l’enfant fut né, & que la nouvelleeut été portée à Lycurgue , qui étoit alors à table avec quelques-unsprincipaux Spartiates , il fe rendit fur le champ dans Tappartement de 13Reine, & prenant Pensant entre ses bras, dit à ceux qui étoient pré feu* »Voilà votre Roi. 11 donna ensuite au jeune Prince le nom de Charilaùs.
Une conduite si généreuse ne laissa pas de trouver des censeurs. JpReine, en fureur d’avoir été trompée, répandit, conjointement avec f°frère Léonidas , que ce que Lycurgue venoit de faire, n’étoic qu’un jeu p" a .s’assurer la Couronne par la mort du jeune Prince. Ainsi , pour empêcn^autant que cela dépendoit de lui qu’une insinuation si odieuíe ne fît quel^impression fur les esprits,il fe condamna à un exil volontaire, dont il 0revint que quand Charilaùs fut marié, & eut un fils pour lui succéder.te dernière action ayant mis fin à toutes les injustes accusations de ses en"mîs,& lui ayant procuré Testime de tous ceux qui aimoient véritable"^leur Patrie,il trouva plus de facilité à exécuter le glorieux dessein de ■%&mer le Gouvernement. Ce qui rendit T exécution de ce projet plus aj ^qu'elle n’auroit été fans cela, c’est que,durant son absence, les defoidi’de l’Etat étoient tellement augmentés, que non seulement ses amis,jûêtne ses ennemis, les plus zélés, lui firent des instances réitérées de re