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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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IX.

îìijìnirede La:édé-more ouSparte.

340 TEMS FABULEUX ET HEROIQUES &c.ceux qui gouvernent, sattacha, selon son inctinacion ou ses intérêts; & c eftce qui obligea les deux Rois à sefForcerde gagner laffection de leurs Lujetspar des libéralités, de nouveaux privilèges, & daucres marques de com-plaisance, qui,quoique dusage pour les vues actuelles de ces Princes, f"'rent pourtant dans la fuite très préjudiciables à {'Autorité Royale. L es La*cédémoniens ne tardèrent pas à sen a apercevoir; & ne pouvant douter q" eleur bienveillance ne réglât en quelque forte le degré de pouvoir de leursPrinces, ils devinrent plus infolens à proportion du besoin quilssentirentquun des Compétiteurs avoit de leurs secours pour se maintenir contre la a *tre, & le tout au détriment de la Puissance Souveraine. Leffet de cet-te forme de Gouvernement fut que le Peuple, au-lieu de devenir pin*traitable par tant de témoignages de bonté, en devint plus mutin «£plus opiniâtre, tournant les bienfaits quils obtenoient, contre ceux- me-mes qui les leur accordoient pour gagner leur affection, & noircissant ou per-sécutant ceux qui avoient le courage de leur résister. Ces divisions exposè-rent la Dignité Royale à un tel mépris, que le Gouvernement se trouva fn/le point de devenir une véritable Anarchie, quand le grand Lycurgue e. np ílten main les rênes durant une partie de la minorité de son neveu Charila llS

Ce fameux Législateur étoit fils de Polydeíìe, sixième Roi de laLig n ®Eurytionienne , mais dun second mariage. Son frère ainé étant mort sa^laisser denfans, la Succession à la Couronne lui appartenoit de droit: aum

fe chargea -1-il de ladministration des Affaires provisionnellement,àcauieque fa belle-sœur pouvoit être enceinte. Cette Princesse létant eneffcGlui envoya dire sous main, que sil vouloit lui promettre de Tépouser, e" eferoit périr son fruit. Lycurgue , quoique cette proposition lui fît horreur»dissimula néanmoins, & amusant fa belle-sœur par différens prétextes, "la mena jufquà son terme. Quand lenfant fut, & que la nouvelleeut été portée à Lycurgue , qui étoit alors à table avec quelques-unsprincipaux Spartiates , il fe rendit fur le champ dans Tappartement de 13Reine, & prenant Pensant entre ses bras, dit à ceux qui étoient pré feu* »Voilà votre Roi. 11 donna ensuite au jeune Prince le nom de Charilaùs.

Une conduite si généreuse ne laissa pas de trouver des censeurs. JpReine, en fureur davoir été trompée, répandit, conjointement avec f°frère Léonidas , que ce que Lycurgue venoit de faire, nétoic quun jeu p" a .sassurer la Couronne par la mort du jeune Prince. Ainsi , pour empêcn^autant que cela dépendoit de lui quune insinuation si odieuíe ne fît quel^impression fur les esprits,il fe condamna à un exil volontaire, dont il 0revint que quand Charilaùs fut marié, & eut un fils pour lui succéder.te dernière action ayant mis fin à toutes les injustes accusations de ses en"mîs,& lui ayant procuré Testime de tous ceux qui aimoient véritable"^leur Patrie,il trouva plus de facilité à exécuter le glorieux dessein de%&mer le Gouvernement. Ce qui rendit T exécution de ce projet plus aj ^qu'elle nauroit été fans cela, cest que,durant son absence, les defoidide lEtat étoient tellement augmentés, que non seulement ses amis,jûêtne ses ennemis, les plus zélés, lui firent des instances réitérées de re