( HISTOIRE D’ELIDE, D 7 ET 0 LIE, &c. Lxv. I. Cri. XVIL 355
d’aucun évènement important arrivé dans ce Royaume, à Fexception de Sectionquelques-unes de leurs guerres contre leurs Voisins les Arcadiens , & quel- x.q u es autres Peuples de la Grèce, jusqu.’au Règne à'Iphite, Restaurateur des/ HistoireJeux Olympiques , & contemporain du grand Lycurgue , dont nous avons fait à'Ruàe .Mention à la fin de la dernière Section. d'/Eiotíe ,
Avant qu’il montât fur le Trône, la Grèce avoit beaucoup souffert parAfférentes guerres. II paroit même que 1 ’Elide souffrit plus qu’aucun des JchJef
Outres Etats, ensorte que les Jeux Olympiques furent interrompus durant un--
îernz considérable. Iphite envoya consulter l’Oracle touchant les moyens d’ap-iNser les Dieux, & eut pour réponse, que la fin des calamités qui acca-bloient les Grecs , étoit attachée au rétablissement des Jeux Olympiques.
Pour cet effet Iphite commença par offrir un sacrifice à Hercule ,quelesEléens s’imaginoient être en colère contre eux *. II fit proclamer ensuite Rétablit* es Jeux Olympiques par toute la Grèce, & fixa le tems de leur célébration, l ïé.J eu . xAmme nous savons marqué ci-dessus. II se fit aussi seul Président & Juge^J*^"Aces Jeux: privilège que les Piséens, comme voisins, avoient contestePlus d’une fois aux Eléens , & qui resta à ses descendans, aussi longtems que. j? Dignité Royale fut dans fa ligne. Après cela le Peuple établit deux Pré-vens, qui étoient choisis par le moyen du Sort, & dont le nombre futAgmenté dans la fuite jufqu’à dix, & même à douze. Nous avons parléci-dessus de l’endroit où ils étoient assis. Leur emploi étoit d’admettre ceuxAs Candidats qui, après avoir été examinés, fe trouvoient avoir les qua-Aés requises, & de prononcer fur toutes les contestations qui pouvoientMaître dans les Jeux en question.
. §- VMtolìe s’appelloit ainsi,comme nous savons déjà dit,d’après^Eío- Aitoiic.
Us , fils d ’Endymion , & frère d’Epeus, dont il fut le Successeur au Royau-d’Elide ,d’où il s’enfuit en JEtolie pour avoir tué accidentellement Apishls de Jason. Nous ignorons le nom des Peuples qui habitoient ce Pays^Vant la venue à'Mtolus. Tout ce que nous en savons, c’est que leursVoisins & eux étoient les plus grands Voleurs de la Grèce, & qu’ils restè-rent tels plusieurs siècles après qu Hercule, The/ée, & d’autres Héros eu-rent nettoyé de Brigands le reste de la Terre («).
Ce petit Pays avoit à "Orient les Locriens , les Phocéens, & les Ozolaens ,
An t ils étoient séparés par le Fleuve Eoène, ou Licormas. Les Acarnaniens, twn U f on* l’Occident, étoient aussi séparés d’eux par le Fleuve Achélous. La Doride é:cn ‘iue.
7 une partie de YEpire étoient au Septentrion, & au Midi la Baye de Co-ìlr }the. Sa plus grande étendue du Septentrion au Midi étoit d'environ^ZAles, c’est - à ■ dire, depuis 38 degrés 40 minutes jusqu’à 39 degrés 28 mi-Ates de Latitude Septentrionale; & d’Orient en Occident fa plus grande
(«) Thucyd. L. I. Plutarch. m Theseo & al.
f u , Rausanìas nous apprend qu’il y avoit une dispute entre les Eléens & te reste des Grecs,vo ? question, si Iphite étoit de la ligne tfOxyle, S’il n’en étoit pas, on n’avqit pas tort deb re *?' r nppaiser Hercule, dont Rattachement pour tous ceux qui lui appartenoient (du nora-teeii e ^ ueIs êloit Oxyle) auroit fans doute vengé une pareille injustice. Ce fut-là probable-fran. le motif qui porta ce Prince à commencer par fe rendre ce Dieu favorable, en lui of-atlt un sacrifice.
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