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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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histoire des athéniens, liv. i. ch. xviil 371

tlcns (a). II regardoit comme un si grand crime dôter la vie à quelquun, Sectionquafin dinspirerplus dhorreur pour lhomicìde,il ordonna quon feroit ìe l -P r ocès même aux choses inanimées, quand il ieur arriveroic par hazard Histoiredêtre la cause de la mort de quelquun. Si, par exemple, une statue tuoic un à A t-homme en tombant fur lui, elle étoic bannie, & personne en Attique nau memroit osé la garder (h). Cauroit été un bonheur pour lui & pour sa Patrie,p le méme esprit «humanité avoit régné dans ses autres Institutions; maisfi puniffoit tout de mort; & une pomme volée attiroit à celui qui commet-toit ce vol, un châtiment aussi rigoureux que sil e'toit rendu coupablefie sacrilège, de quoi il rendoit la raison suivante. Les petites fautes meParaissent dignes de mort; quand il e[ì quejíion d'en punir de grandes , je neszurois trouver d'autre châtiment (c). II confia le soin dexccuter ses LoixPrincipalement aux Ap/àr, dont nous avons fait mention ci-devant. 11réforma leur charge à plusieurs égards, & cest ce-qui a fait croire, quoï-M'à tort, quil les avoit institués (d). Dracon étoit déjà avancé en âgequand il donna des Loix aux Athéniens. Quelques Savans prétendent quiitira quelques - uns de ses principes des Livres des Phéniciens , mais cest cequilsauroient de la peine à prouver (s). II est certain que ses Institutionshont pas été appellées Nomoi mais Thesmoì, cest-à-dire, pas Loix maissecrets , comme si elles étoient louvragedune sagesse plus quhumaine (/).

^ais cela nempêcha pas que les Athéniens ne les poison c en aversion, mémefiurant fa vie ;& comme leur aversion étoit toujours fatale, il fut obligéfio qui ter Athènes.

Ce Législateur se retira dans file à'Egine , il fut reçu avec les témoi-gnages du plus grand respect. La faveur des habitans de ce Pays lui futPlus funeste que navoit été la haine des Athéniens ; car venant un jourfur le Théâtre, il fut étouffé fous la quantité de robes, de bonnets, & dau-tr es marques destime quon lui jetta de tous côtés, selon la coutume deLes tems - (§). Arijlote nous apprend qu Herodicus disoit souvent, Que sesInstitutions paraissaient plutût \'ouvrage d'un Dragon que d'un Homme , par al-lusion à son nom (h); & Démades se rendit fameux par ce mot, Que lesLoix de Dracon n étoient pas écrites avec de faner e,maîs avec du sang (r).

II se pourroit très bien que le siècle il vivoit,& le caractère indiíci-plinable des Athéniens , obligèrent ce Législateur à faire usage de tant desévérité ; car il ne paroîtra pas tout à-fait aussi dur, ni aussi sauvage quonle représente généralement, si lon fait attention à quelques fragmens de fesLoix qui subsistent encore, & à son inclination pour la Poésie, qui est siPropre à adoucir le naturel le plus féroce, ou plutôt pour laquelle un hom-Dae qui feroit dun pareil naturel, ne pourroit guères avoir dinclination (h) *.

. (") A. Gell. Noct. Attic. Lib. N- c. 18 . (/; TElian. Hist. Var. L. VIII. c. io.

Tatìau. Orat. cont. Grxc. Clera. Strom. L. I. (g) Hesydi. Illust. de Philoí. cuidas ia

(b) Pausan. in Attic. Voce A paum.

(c) Plutarch. in vit. Solon. c. i 6 . (Ji) Aristot Ilhetor. L. II. c, 23 .

(st) Potter. Archteolog. Vol. I. p. 102. (i) Plutarch. íu vit, Solou.

(f) Joseph, contr. Apion. (k) Vid. Not. .

* Aristote parle dune manière afíez méprisante des Loix de Dracon, puifquil dit quellîí

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