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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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470 HISTOIRE DES ATHENIENS.

Section malheur fut bientôt suivi dun autre. Les Thessaliens ayant appris qu lMgrand Convoi venoit d 'Attique, se mirent en marche de nuit pour lenlever.Le Corps à'Athéniens qui fervoient defcorte, ignorant ce qui sétoitpafl®viens ^ à Tanagre , reçut les Thessaliens comme Amis; mais ceux-ci les ayant brui-- quement attaqués, ils se défendirent si bien quils donnèrent à leur Armée

le terns darriver. Les Thessaliens furent alors obligés de plier, & auroientété mis en fuite, si les Lacédémoniens nétoient arrivés pour les soutenir.Lengageinent recommença alors avec une égale perte de part & d'autre,& finit par la lassitude des combattans, & à lapproche de la nuit. Cetteespèce de Suspension d'armes fut suivie dune courte Trêve (a).

Les Thébains , qui, pour sêtre joints à Xerxès dans son expédition cosl'tre la Grèce , avoient perdu la Béotie , sadresserent aux Lacédémoniens pourêtre remis en possession de ce Pays, avec promesse dêtre toujours leursfidèles Alliés contre les Athéniens , Les Spartiates , trouvant cette propositionfort à leur gré,sy prêtèrent volontiers, & contractèrent une étroite alliasce avec les Thébains. Par leur secours Thèbcs recouvra son ancien lustre, &devint Maîtresse de la Béotie ,& une des principales Villes de la Grèce.

Les Athéniens furent si irrités de la conduite que les Spartiates avoient te-nue en cette occasion, quils résolurent denvoyer une Armée en Béotie poury remettre tout sur lancien pié. Myronide , fils de Callias , fut chargé de cet*te expédition. Ce Général, ayant fixé le jour du départ, se mit en che-min , quoique plusieurs de ceux qui dévoient en être ne se trouvassent poinrà au rendez-vous. On voulut lengager à attendre un peu, afin de donnerle tems aux paresseux darriver ; mais il répondit fièrement, quil ne cofl'venoit pas à un Général dattendre de pareilles gens , qui probablementagiroient aussi mal contre lEnnemi, quils avoienr fait envers leurs Amis»au-lieu que ceux qui étoient prêts à Raccompagner, avoient donné par leurempressement une marque de courage qui lui promettoit la victoire. Le§Thébains ék leurs Alliés,qui avoient une Armée nombreuse & bien discipli-née, allèrent, comme assurés de la victoire, à la rencontre de Myronide & d efa poignée àAthéniens-, mais lévènement ne répondit pas à leur attente,puifquaprès une action longue & sanglante, le Général Athénien ren 3maître du champ de bataille. Cest une chose surprenante, commela f° r , !:bien remarqué Diodore de Sicile , que les anciens Auteurs ayent passé si lib-rement sur cette victoire, qui, dans un certain sens, sit plus dhonn^aux Athéniens que celle de Marathon ou de Platée. Dans ces deux batailfils eurent en tête des Barbares, & furent renforcés par leurs Alliés;dans celle-ci, quoique seuls, ils triomphèrent dune Armée supérieure fnombre, & composée des plus vaillans Peuples de la Grèce. Le prémieusage que le Général Athénien fit de cette victoire, fut de se rendre devspTanagre, les Athéniens avoient souffert un si cruel échec quelques MOlauparavant. II prit cette Ville dassaut,& pour rendre terribles jusq u ^défaites de fes Compatriotes, il la rasa jufquaux fondemens. II pillate toute la Béotie , mit en fuite une Armée que les habitans avoient rasiem

(«) Diodor. Sicul. L. XI. p. 283. Plutarch, in vit. Cimonis.