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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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528 HISTOIRE DES ATHENIENS.

Sectjos semblée da Peuple, en ordonna que le Decret de son bannissement seroitI. jetté dans la mer, & les Eumolpides furent chargés de labsoudre des malé-Htstoirc dictions quils avoient prononcées contre lui. II fut nommé outre cela-âes Jthê- n éral fur terre & fur mer fans quon mît aucunes bornes à fa puissance. Enmens. UN mot, le Peuple s'essor§a dégaler par ses bienfaits , les services opx'Alcibid-de venoit de rendre. Le caractère doux & facile de ce Grand-Homme, facomplaisance envers les Citoyens de quelque rang quils fussent, & le foinquil eut demployer les immenses richesses quil avoit apportées à diminuerles taxes, obligèrent les plus sages Athéniens à reconnoître quil méritoit leshonneurs quon lui rendoit.

Alcibiade , quoique très sensible aux glorieux témoignages daffection quilrecevoit de toutes parts, fe hâta néanmoins de remettre en mer avec uneFlotte de ioo Vaisseaux, dans lintention de rendre de nouveaux servicesà fa Patrie. A peine fut-il parti, qu'Agis Roi de Sparte forma une entrepri-se hardie fur Athènes. II vint de nuit avec une Armée de 28000 hommesjusquaux murailles,dont il prit même une partie. Les Athéniens coururentaux armes, & détachèrent le matin un Corps de Cavalerie égal à celui delArmée Pèloponnésienne. Le combat entre ces deux Corps fe donna toutprès des murailles, & à la vue tant des Lacèdèmoniens que des Athéniens. Ala fin la Cavalerie Athénienne eut lavantage, ce qui obligea Agis à prendrele parti de la retraite. Dans ce même tems Alcibiade , après avoir confieune partie de fa Flotte à Antiochus son Pilote avec ordre de ne rien faireavant son retour, fit voile pour l tìellespont , afin dy donner le secours né-cessaire à quelques Villes fidèles aux Athéniens. Antiochus ne le vit pas plustôt parti, quau mépris de ses ordres il alla défier au combat Lysandre , A-mirai àts Lacèdèmoniens. Ce dernier, sachant qu Alcibiade étoit absent,ne demanda pas mieux que den venir aux mains avec les Athéniens , qui fu-rent défaits avec perte de leur Commandant Antiochus & de 15 Vaisseaux.Alcibiade , ayant appris ce malheur, revint, & défia à son tour Lysandreau combat ; mais ce prudent Général ne voulut pas risquer la gloire quílavoit acquise. Les Athéniens, dun autre côté, attribuèrent Je malheur,qui venoit darriver, à lindolence & au dérèglement de moeurs dAlcibid-de. 11s prêtèrent aussi loreille aux bruits quon eut soin de répandre, quilentretenoit des correspondances avec Pharnabaze A avec les LacèdèmoniensQuoi quil en soit, ce Libérateur de fa Patrie fut déposé, & lon nomma àfa place dix Généraux,entre lesquels furent Canon , Thrasybule , & Périclèefils du fameux Athénien de ce nom. Canon ayant demandé à Alcibiade dslui remettre le commandement de la Flotte, ce dernier y consentit d'abord,mais refusa de s'en retourner à Athènes. Le parti quil prit fut de fe retiressur son Vaisseau en Thrace^oii il bâtit un Château pour fa propre fureté, é-rigeant dans ce Pays une petite Principauté à la vue de ses ennemis, qui e *toient puissans & en grand nombre (a).

Lannée suivante, Canon engagea Callicratulas, successeur de Lysandre ,dans un combat naval, il fit paraître plus dhabileté dans la disposition

de

(a) Thucyd. Diod. Sicul. L. XIII. p. 368. Plut. ín vit. Alcibiad, Corn. Nep. in vît*ejufd. c. 7. Juslin. L. V. c. 5.