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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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58 o HISTOIRE DES LACEDEMONIENS.

Histoire santé & durable. Dans cette vue il chercha à déraciner toutes les semencesdes^Lad- ^es Dissensions Civiles. De- le partage égal des Terres, les précautions' contre le Luxe, & la néceffité de rendre le Beau-Sexe moins dangereux,en lui ôtant un air de pudeur; afin que la naissance, les richesses, & la ja-lousie , qui produisoient tant de désordres en dautres Pays, ne fissent quepeu ou point de mal à Lacédémone.

La septième Table comprendra quelques Ordonnances générales. Quoi-que les Spartiates ayent toujours été libres , ce ne fut cependant jamais qua-vec cette restriction, quils fussent soumis à leurs propresLoix, dont lob*servation leur étoit imposée avec autant de sévérité dans la Ville, que cesle de la Discipline Militaire peut jamais savoir été à de simples Soldats dansquelque autre Pays. Premièrement, une obéissance exacte aux ordres deleurs Supérieurs, étoit un des grands devoirs imposés aux Lacèièmoniens ,qui en regardoienc lobservation comme le fondement de cette autoritésans laquelle aucun Etat ne sauroit subsister. La Vieillesse étoit honorée »Sparte ; les jeunes.gens sy levoient en présence des Vieillards, toutes le*fois que ceux ci entroient dans quelque Place publique; ilssôtoientdeleurchemin quand ils les rencontraient dans les rues , & gardoient un silencerespectueux quand les autres parloient. Comme tous les Enfans étoientconsidérés comme appartenant à lEtat, ainsi tous les Vieillards avoient uneautorité de Parens. 11s reprenoient tout ce quils voyoient nêtre pas bien,non seulement dans leurs propres enfans, mais aussi dans ceux des autres ;& par ce moyen Lycurgue fit ensuite que les Jeunes gens avoient presquetoujours avec eux quelque Gouverneur. Les Loix ne sen tenoiencpas-la-si un Vieillard se trouvoit en quelque endroit un Jeune-homme com-mettoit une faute, St quil manquoit à le reprendre, il su bi doit la mêmepeine que le coupable. Un certain nombre de Jeunes-gens en avoient unparmi eux de leur âge, ou qui tout au plus pouvoit avoir deux ans deplus que les autres, quils appelloient Iren. Celui-ci avoit le droit de sinfor*mer de toutes leurs actions, & de les punir quand il leur arrivoit de man*quer à leur devoir ; & les châtimens quils essuyoient, étoient ordinairementtrès sévères, ce qui les endurcissait aux coups & à la douleur. Le silènes& la modestie étoient des choses quon recommandoit fortement aux Jeunes*gens, & Lycurgue ne bornoit pas cette dernière qualité aux paroles, m a)Slétendoit auss aux actions, & même aux gestes & aux regards, ayant ot'donné quils regardassent devant eux ou à terre, & quils eussent toujoursles mains dans leurs robes. Sil se trouvoit quelquun qui fût assez stupideou assez mauvais pour refuser toute instruction , ou pour ne vouloirprofiter de celles quon luidonnoit, les Lacèdêmonlens le retranchoient com*me un membre pourri, & navoient absolument aucun commerce avec lu 1 *

Les Etudes & les Connoïssances de ce Peuple forment naturellementsujet dune huitième Table. La simplicité de leurs mœurs, A leurs inclm ations guerrières , furent cause que les Lacédémoniens sattachérent moin^aux Sciences que les autres Peuples de la Grèce : ils mesuraient la / a *leur des choses par leur utilité, & par cette raison ils écrivoient pour êtrelus, & parloient pour se faire entendre. Les Athéniens, qui étoient fiefde leur savoir & de leur éloquence , se donnoienc sur ces deux suj ets