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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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6 Z2 HISTOIRE DES LACEDEMONIEN 3 .

Histoire se vit à la tête dune Armée composée de Spartiates , d 'Arcadiens , de Bêo-tics Lacé tiens, de Corinthiens , de Sicyoniens, de Pelléniens, de Phliajìens & de-àémomem. ^ aJr - lgns * ^ pi US no mbreuse quaucune de celles qui avoient été mises fur pisdepuis le commencement de la guerre du Pêloponnè/e. Les Argiens étoientfort mal préparés à recevoir lEnnemi, le secours quils attendoient d 'A-thènes nétant pas encore arrivé. Cependant ils se disposèrent à combattre,quoique très inférieurs en forces; mais dans linílant même quon alloit envenir aux mains, deux Capitaines Argìens crièrent au Roi Agis , que leursCitoyens étoient résolus den passer par tout ce qui seroit trouvé juste, &de faire la Paix avec les Lacédémoniens ; ce qui fit une telle impression furle Roi, qui étoit naturellement bon & généreux, quil consentit sur lechamp à une Trêve de quatre mois. Les Alliés de Sparte témoignèrentêtre fort mécontens de cette démarche, qui rendoit tous leurs préparatifsinutiles. Aussi Agis, de retour à Sparte , fut-il condamné à une amendeconsidérable par les Citoyens, qui auroient même rasé sa maison, sil neles avoit pas appaisés, quoiquà grand peine, en leur promettant de réparerson honneur par quelque grand exploit: mais ce qui doit paroître bien plusextraordinaire, est que les Argiens furent assez injustes pour vouloir punirleurs Capitaines davoir prévenu leur ruine rieur fureur alla même au pointquils leur auroient cassé la tête à coups de pierres, sils ne sétoient pas re-tirés dans un Sanctuaire (a). La véritable cause de cette animosité des Ar-gienj étoit, que les Athéniens leur avoient envoyé un Corps de 1000 Fan-tassins & de 300 Chevaux fous le commandement dAlcibiade , à linstiga- -tion duquel ils déclarèrent solemnellement ne pas vouloir tenir la Trêve faiteavec Agis. Quand la chose fut sue des Spartiates, ils se préparèrent à en-trer en campagne; mais ils ne voulurent pas confier le commandement delArmée à leur Roi, fans le faire accompagner de dix Conseillers, fanslap*probation desqueis il ne pourroit rien entreprendre. Les deux Armées »plus nombreuses quaucune de celles que les Grecs eussent jamais mis encampagne, se trouvèrent bientôt en présence. LArmée des Argiens & deleurs Alliés étoit plus forte que celle des Spartiates ; cest ce qui portaquelques uns de ceux qui étoient autour d'Agis, à lui conseiller de nenpoint venir à un engagement. Ce Prince répondit froidement, Quand onveut gouverner un grand nombre d'hommes , il faut en combattre un grand nom-bre (b ). II rangea ses Troupes dans le meilleur ordre possible; mais les Gé-néraux, qui commandoient fous lui, firent mal leur devoir; car dans letems que Iaile droite, quil commandoic, faisoit tout plier devant elle»laile gauche fut défaite. Agis, qui sen apperçut, ne laissa pas de conti*nuer à poursuivre les Ennemis; ensuite, ne trouvant plus de résistance, Hprit leur aile droite en flanc & en queue, & après des efforts prodigieuxremporta une victoire complette. Le Roi Plifìoanax, qui étoit resté à Spar-te avec un Corps de réserve, ayant appris quel renfort les Argiens avoientreçu, sétoit mis en marche pour venir au secours d 'Agis & de ses compa-triotes j

(a) Thucyd. L. V. Diod. Sicul. L. XII. (S) Plut. m Apoplit. Lacon.Pautàn. in Argot, Plut. in vit, Alcib.