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4/2 (1770) L' histoire de Perse suivant les auteurs orientaux, des Scythes, Gomerites, Phrygiens, Troyens, Lyciens, Mysiens, Lydiens, Ciliciens ... : avec l'histoire d'Athènes & celle des Lacédémoniens
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Histoiredei Lacé-démoniem.

652 HISTOIRE DES LACEDEMONIENS.apportée à Agèsilas, ce Prince, bien loin de témoigner de la joie, sécria:O Grèce, que de vaillans hommes tués pour tes querelles particulières , dans letems qu'en répandant bien moins de jang , tu pourrais avoir conquis toute la Per-se («)! Quoique ce fussent- ses íentimens, il ne laissa pas, à son retour,dobéir aux ordres que les Ephores lui avoìenc envoyés, & dentrer à mainarmée en Béotie . Le jour même quil exécuta cet ordre, le Soleil fut é*clipfé, & il reçut en même tems la nouvelle de la défaite de la Flotte Per-sane , & celle de la mort de Pìsandre son beaufrère. Dans la crainte quecette dernière nouvelle ne décourageât ses Soldats, il fit publier que le Cou-rier lui avoit porté avis dune victoire remportée par Pìsandre , & à cetteoccasion il offrit un sacrifice aux Dieux, & en envoya quelques portionsà ses apis, se parant la tête dune guirlande, & donnant encore d'atitresdémonstrations de joie, quoiquil fût que son beaufrère avoit perdu la viedans le combat (L). Peu de tems après, il y eut une autre action dans levoisinage de Chéronée , la plus chaude Agèsilas se fût trouvé, à cequas*sure Xénophon , qui pouvoic en juger, puisquil étoit présent. Dans cet en-gagement, Agèsilas fut victorieux il combattit, & les Thébains eurentà leur tour lavantage fur laile quils attaquèrent; Agèsilas fut obligé dese replier sur eux. Tous les Historiens font généralement daccord, quilfit une grande faute en cette occasion, dattaquer les Thébains de front, paf-ce quen attendant un peu il auroit pu les prendre en flanc & en queue.Xénophon donne,à-la-vérité, un autre tour à cette affaire, Agèsilas nayantjamais tort chez lui. Cependant il est certain que cette faute auroit pu a-voir de fatales fuites. L es Thébains combattirent vaillamment, tuèrent plu-sieurs Ennemis, & en blessèrent un plus grand nombre encore , entre au-tres Agèsilas lui-même. A la fin ils quitérent à pas lents le champ de ba-taille, laissant aux Lacèâêmoniens ihonneur dune victoire dont ils ne pou-voient recueillir aucun fruit (c). Agèsilas se rendit à Delphes, il consacrala dixième partie des dépouilles, pendant que Gylus, son Lieutenant, me-noit ses Troupes en Locride, elles se dispersèrent pour piller; ce qui ir-rita tellement les habitans, que profitant du désordre des Lacádémoniens , ilstuèrent Gylus & un grand nombre des siens.

Les Corinthiens sétoient joints aux autres Ennemis des Spartiates. Cepen-.dant il y avoit dans Corinthe deux Partis, dont iun trouvoit à redire quonse fût engagé dans une guerre quinepouvoit aboutir quà les assujettir auxArgiens. Pour prévenir ce malheur, ils résolurent dintroduire dans leurVille une Garnison Lacèdèmonienne , ce quils firent au moins en quelqueforte. Lautre Parti fit demander du secours aux Athéniens , qui en accor-dèrent volontiers, ce qui exposa Corinthe au danger dêcre totalement rui-née (d). Les Spartiates ne possédaient quun Fort, au-lieu que leurs Enne-mis avoient la Ville. Agèsilas , pour mettre fin à la dispute, après avoirtraversé le Territoire à'Argos avec une grande Armée, assiégea Corinthe par

0») Plat. in vit. Agáfìl. Com. Nep. iuvit. ejusd.

(/;) Xenoph. Ilellen. Lib. IV.

Çc) Xe;K>ph. & Diodor. Sicul. Lib. XIV.

Plut. fn vit. Agesil. Coru. Nep. in vit. ejusd*(d) Xenoph. ubi supr. Diodor. Sicul. ubiíupr. Corn. Nep, in vit. Iphicrat. Poiy*a-Lib. III. c. Z.

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