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II met or-dre ûuxtrouHesdans cetteville .
825.
10 HISTOIRE GENERALE
A son arrivée en Italie Lothaire déclara Adalhard, Comte du Sacré Pa-lais , Duc de Spolete » pour remplacer Suppon , qui venoit de mourir.^'iaìu dt- Adalhard étant mort cinq mois après, Mauringue Comte de Brefcia fut in-F an vesti de ce Duché, & ne vécut que peu de jours après avoir été nommé Duc.774 jusqu'à Lothaire se rendit ensuite à Rome, régla les affaires de cette ville conjoin-j’«» 888 . temerít avec Eugene, fit restituer leurs biens à ceux qui en avoient étédépouillés pendant les troubles, & publia plusieurs nouvelles Constitutions,entre autres une touchant l’éleèlion des Papes, qui portoit qu’à l’avenir laconsécration du Pape se feroit toujours en présence du Roi ou de ses Com-missaires (a). Aiant ainsi mis ordre à tout dans Rome, Lothaire retournaen Allemagne, parcequ’il étoit jaloux du crédit que flmpératrice Judithavoit fur l’efprit de Louis son mari. Ce Prince avoit déja promis de chan-ger le partage qu’il avoit fait de ses Etats, en faveur de Charles dont flm-poratrice étoit accouchée en 823 , ce qui porta ses trois ifs aînés à cabalercontre lui. Le Pape Eugene II. étant mort en 827 , Valentin fut élu pourlui succéder. II ne siégea qu’environ un mois, & on lui donna pour Suc-cesseur Grégoire IV. Mais l’Ëmpereur n’aiant pas alors da Commissaire àRome, fa consécration fut différée jusqu’à ce qu’il en fût venu un; ceCommissaire informa sur la validité de sélection, avant que l’on consacrâtle Pape (b).
Révolte Lothaire, qui étoit toujours à la Cour defonpere, choqué que Louiscontre eût donné l’Allemagne (*), la Ilhetie & une partie de la Bourgogne àF Empereur Charles avec le titre de Roi, s’en plaignit hautement A partit pour l’ítalie.
8 to L oa i s & Pépin ses freres lé mirèrent aussi dans leurs Etats, non moinsmécontens du procédé de l’Ëmpereur. L’Imperatrice aiant éloigné lesEvêques & les Seigneurs qui traversoient ses projets, remplit leurs placesde ses créatures & engagea l’Empereur à confier l’administration de l’Em-pire à Bernard Comte de Barcelone, avec lequel on accusoit cette Princessed’avoir un commerce criminel. Bien loin de fortifier par là son Parti, elleporta les jnécontens à se révolter ouvertement. Les Seigneurs & plusieursEvêques étant entrés dans la Conjuration, s’adresserent à Pépin Roi d’Aqui-taine, fe plaignant que l’Ëmpereur négligeoit le foin de l’Empire, & confioitles affaires du Gouvernement à Bernard; tandis que celui-ci avoit com-merce avec flmpératrice & fe proposoit non seulement de perdre l’Empe-reur, mais auffi de fe défaire de ses fils, pour fe frayer le chemin au trô-ne; qu’il étoit par conséquent obligé de prendre l’Empire fous fa protec-tion , & de remedier aux abus que le mauvais gouvernement de son pereavoit introduits (c). Pépin, tout glorieux de la préférence que les Mé-contens lui donnoient en le choisissant pour leur chef, entra fans peine dansleurs vues. II assembla des.Troupes, & s’avança vers Compiegne pour fesaisir de flmpératrice & de Bernard. L’Empereur consterné à la nouvellede cette révolte, envoya Bernard dans son Gouvernement de Barcelone
(a) Sìgon. L. IV. (b) Le même. (c) Le même.
(*) Par I’Allemagne il faut entendre ici !e Pays situé entre le Rhin, le Mein, le Ne-iger & Is Danube. La Rhetie est le Pays des Grisons, & par la Bourgogne il faut en-tendre la Bourgogne Transjurane, c’est-à-dire le Pays de Geneve & des Suiíîes.