14 HISTOIRE GENERALE
Section après plusieurs heures d’un sanglant combat, où il périt dit-on près deL . cent mille hommes des deux partis, 11s remporterent une victoire com-HItalie dt- pletie, & Lothaire s’enfuit k Aix-la-Chapelle.
puis Fan _ Les deux freres se rendirent maîtres de l’Austrasie & de la Bourgogne,77 *j u Ji a 'à & firent assembler les Evêques; ces Prélats décidèrent, que Lothaire étoicv * n 8á3 ‘ déchu de son Royaume, que ces deux freres partagèrent. Lothaire voiantNouveau si ue f £S àres, non feulement étoient plus forts que lui, mais qu’ilaavoientpartage de aussi le Clergé pour eux, demanda la paix, ce qui donna lieu à un nou-FEmpire. veau partage de l’Empire. Ses frares fefant réíiexion qu’ils ne tenoient* 43 * leurs États que de la bonne volonté des peuples, consentirent à ses deman-des. Après des conférences tenues à Coblentz entre les Commissaires destrois Princes, ou il n’y eut rien de décidé, les trois freres se rendirent àVerdun & firent tranquillement le partage de la maniéré suivante. Lothai-re , outre l’Italìe & sa qualité d’Empereur, eut tout le Pays entre !e Rhin & laMeuse, l’Escaut &, la Saône. Louis eut tous les Pays au delà du Rhin,avec le titre de Roi de Germanie. Charles eut tout le reste de la France& porta le nom de Roi de France.
Lothaire L’année suivante, Lothaire étant occupé à regler les affaires de ses nou-ièciart son veaux Etats, déclara Louis son fils aîné Roi d'italie. Aiant appris queSergius II. qui avoir succédé à Grégoire IV, avoir été consacré, sans at-
Ro^ d ta- ten J re q Ue f on élection eût été confirmée, il envoya son 61 s avec une Ar-
* j 44 , mée en Italie, pour s’y faire couronner; à fa priere Drogon son oncle,
Evêque de Metz, accompagna le nouveau Roi. Ce Prélat étoic chargé
d’assembler à Rome les Archevêques de Milan & de Ravenne, avec autantd’Evêques Italiens qu’il se pourroît, pour informer de sélection du Pape.Sergius pour conjurer la tempête, reçut Louis avec des honneurs extraor-dinaires. U l’attendit fur les degrés de l'Eglise de S. Pierre,dont les por-tes furent fermées par son ordre. Se tournant alors vers Louis, il lui dit,que s’il venoít pour procurer le bien du Peuple, de la ville & de l’Eglise,les portes de cette Eglise lui seroient ouvertes, qu’autrement elles ne s’ou-vriroient point. Louis répondit , que ses intentions étoient bonnes, &qu’il n’avoit dessein de faire aucun mal. Les portes Rouvrirent, & il en-tra avec le Pape dans l’Eglise, où ils firent leurs prières au tombeau desApôtres (a). Malgré la déclaration de Louis, Drogon & les autres Evê-ques ne laissèrent pas d’inforraer de sélection du Pape, qu’ils approuvè-rent , mais ils ordonnèrent en même tems, pour le maintien des droits def Empereur, que les Papes ne seroient consacrés à l’avenir qu’après que lePrince auroit confirmé leur élection. Le lendemain , le Pape couronnaLouis Roi de Lombardie, & les Seigneurs Romains firent ferment de fidé-lité à l’Empereur. Pendant que cela se paíToit les Troupes de Louis con-tinuoient à faire les mêmes ravages auX environs de Rome, qu’dles avoientfaits en traversant sltalie. Comme on ne leur permit pas d’entrer dans laville, elles pillèrent les fauxbourgs & ruinèrent la campagne. Les Romainsappréhendoienc que Louis n'eût dessein de se rendre maître de leur ville,à leurs appréhensions redoublèrent , quand ils virent arriver Siconulfe
(a) Baron, ad ann, 844. Sigon, ubi sup.