D’I T A L I E. Liv. XXIV. Cil I. 51
Je Pape chòisiroit d’y faire remédier ausïìtôt, ou de souffrir qu’il y fût re-médié par ks Commissaires de l’Empereur (d). Cette clause montre bien,que l’Empereur se réservoit toujours la Souveraineté & la Juridiction endernier ressort fur tous les Domaines accordés au Siégé de Rome. Othonétant devenu de cette maniéré maître de l’Italie, ce Royaume continuapendant près de trois siécles à être considéré comme fesant partie de l’Em*pire Germanique. Mais fous Rodolfe, il devint indépendant & fut déta-ché de l'Empire; les villes de Lombardie refusèrent de prêter fermentde fidélité à l’Empereur, & prétendirent être libres, liberté que le ternsa assuré à plusieurs.
L’Empereur, aiant rétabli son autorité dans Rome, retourna à Pavie,après les fêtes de Pâque, il marcha contre Bérenger & ses partisansqui etojent maîtres de plusieurs Places fortes. II alla d’abord assiéger laforteresse de llfle du Lac Majeur, ou Wille femme de Bérenger s’étoitret -- Elle fe rendit après deux mois de défense; l’Empereur la dé-pouilla de tous les trésors que fes vexations & celles de Bérenger avoientaccumules dans cet endroit, & lui permit d’aller trouver son mari.
Jean XII.^ voyant qu’Othon ne fe contentoit pas du vain nom d’Empe-reur, & qu’il prétendait être Maître dans Rome, fe repentit de savoirappelte en Italie, & au mépris du serment qu’il lui avoit fait, il traita se-cietement avec Adalfaert, & lui promit de Paider contre l’Empereur..on, qui étoic à Pavie, aiant eu avis de ce Traité, envoya deux Offi-ciers de confiance à Rome, pour s’informer de la vérité, comme aussi dea vie scandaleuse qu'on accu foi t le Pape de mener. A leur retour, ils con-rmerenc à PEmpereur ce qu’on lui avoit dit fur l’un & fur ì’autre article,luans ces entrefaites Othon alla lui-même presser le siégé de Montefeltro,ou JJerenger s’étoit enfermé, que les Troupes de l’Empereur bloquoientepuis quelque terns. Jean envoya au camp de ce Monarque deux Noncespour le juítuer, & pour fe plaindre de ce que l’Empereur manquoit à faparole, en fe fesant prêter ferment à lui-même dans les lieux qu’il rédui-oit lous son obéissance. Othon répondit aux Nonces, qu’il n’avoit rien< T°^ Ur u Ue 1^? J en i r fa parole, & fe plaignit en même terns que leî?ír 01t c h erch é à exciter les Hongrois contre lui (b). Quelques Histo-nens assurent que 1 Empereur envoya avec les Nonces du Pape deux Evê-ques a Rome pour justifier fa conduite, avec ordre aux vassaux de cesEveques, qui les accompagnoient de prouver son innocence par le duel.Le Pape reçut les Envoyés de l’Empereur fort froidement, & il ne voulutrecevoir fa justification ni par le serment, ni par le duel. II renvoya aveceux deux Députés pour amuser encore Othon. Cependant Adalbert étantarrive a Civita-Vecchia, se rendit à Rome, où le Pape le reçut avec tou-tes sortes d’honneurs.
rFm 0mme -^ e à Saint-Léon ou Montefeltro trainoit en longueur ,Rnnu> ereUr i" a sioelques Troupes pour le continuer, & s’approcha devilip mn Ve » C '. a - píus ë ran ^e partie de son Armée. Les principaux de .la3 q s etoient opposés à ce que le Pape & Adalbert avoient entrepris,
Sectioh
NI.
Histoired’ìtalw 4 e-puis l’r,n962 Jufiu’àl'an 1027.
II attaqueles Placesde Béren-ger.
Le Pape ferévolte con-tre l’Empe-reur,
95 3 -
Othon vuà Rome , É?y assembleun Conciles
où Jean XI!
00 Fleuri T. XII, p.
115.^ ( 2 >) Liutprand ubi sup»
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