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La mon Tempêcha de continuer ses cruautés. Le 14 de Mai aiant été Shctio*surpris avec une femme mariée, il reçut un coup à la tête, dont il mourut J 1 . 1 -huit jours après (a). Les Romains, au mépris du serment qu’ils avoient ■?r # . , . rí ,fait à 1 Empereur, élurent & consacrèrent à son insu , Benoit Cardinal p u isv a nDiacre, au lieu de rappeller Léon, qui s’étoit retiré auprès dé TEmpereur. 952 jusqu’if Prïrccê 1 justement irrité de l’infídelité des Romains, abandonna Je R an 1027.iiege de Camerino, & vint assiéger Rome. Bientôt les vivres y manque- r ~rent, ot les Romains se rendirent à discrétion. Qthon toujours clément, &
car pardonna, & défendit à ses soldats de commettre aucune violence,tant rentré dans la ville le 23 de Juin, il rétablit Léon VIU. & ce Pape Othon rt-par ion ordre, tint un Concile,qui fut composé des Evêques Italiens, Lor- vkm à Ro'rams,battons du Clergé & du Peuple de Rome. Benoit y parut revêtu des» 5 & réta '1 ^L lCs , pontificaux, le jetta aux pieds de l'Empereur ik du Pape Léon, pour Lt ‘ 0!1^ em 3 nder paraon, & se dépouilla lui-même de seS vêtemens pooti-cre - X * j. eon ^ déposa de la Prêtrise, & ne lui laissa que Tordre de Dia»j r 00 env °y a a Hambourg. Léon par reconnoissance pour Othon , fitoncert avec tout le Clergé & le Peuple Romain un Décret par lequel ,accorde a Othon & à ses successeurs au Royaume d’Italie, la faculté à" Perpétuité de se choisir un successeur, de nommer le Pape, & consé-j> quemment les Archevêques & les Evêques, lesquels recevront de ces" nnces 1 Investiture”. (*). La tranquillité étant rétablie à Rome, TEtn-Lfi! r j t0 ? rna en Lombardie, par la Toscane. Une peste suspendit lacne de son Armée & fit périr un grand nombre de soldats & de Sei-ë eurs. Auífitôt que la maladie fut cessée, Othon rentra en Lombardie
(a) Liutprand ubi sup.
(*) Sigonius, M. Fleuri & d’autres Auteurs d’un auíïl grand poids, n ont point doutéde la vérité de ce Décret. Toutes les Universités d’Allemagne & de France en soutien-nent l’autenticité. Mais Baronius, !e P. P,agi, IVIuratori & toute la foule des Ultra-montains rejettent ce Décret comme une piece forgée pendant la querelle des Investi-tures entre les Papes & les Empereurs. Leur grande raison est, que ce Décret fait auxEmpereurs des Concejstons exorbitantes (i). „ Rien n’est pourtant plus faux , dit le judi-,, cieux M. de St- Marc, puisqu’au fond il ne leur accorde rien. Ce qui, suivant ie,, R'ie de la procédure des Conciles & d’autres pareilles Assemblées, parait ici fous la,, forme d’un Décret, n’est dans la vérité, de la part du Pape & des Romains, qu’une,, simple reconnoissance des Droits Souverains, inhérans ò l’F.mpire, & même, pour,, la plus grande partie, su Patriciat de Rome, dont Pépin le Bref, Charlemagne &„ les successeurs de ce dernier à l’Empire avoient joui , de même qu’en avoient joui„ les Empereurs résidans à Constantinople & les Exarques de Ravenne, leurs Répré-„ fentans, Gouverneurs Souverains de l’itslie; de même qu’en avoient joui plus an-„ ciennement les Rois Goths, & précédemment Odoacre;de même enfin qu’en avoient,, dû jouir avant Odoacre, & qu’en avoient effectivement joui tous ies Empereurs Ro*- mains depuis Constantin le Grand. Que peuvent donc avoir d’exorbitant des Droits''Histoire nous fait voir exercés par tous les Princes Chrétiens dans les Etats
que
- .— . .. la plupart de ces Souve-
" formés à àis de Panc.cn Empire d Ocaden . i í q ‘ r ité différentes, de celles
„ rains exercent encore aujourdhui, fous cies tonnes
„ de ces tems-là”. Dans une Digreffion, qui se trouve “ 1 Fnmeteurs , 6chabile Historien prouve que ce Décret n’accorde abfotum P
qu’au contraire on y limite leurs Droits. Rem. du Ikad.
(i) Mttrattri , Annal, d’íul, T. V. p. 410.
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